Bruxelles, 03/12/2002 (Agence Europe) - Le groupe Schneider a annoncé ce mardi qu'il renonçait définitivement à son projet de fusion avec Legrand et cédait les actions de ce dernier au groupe Wendel conformément à l'accord signé en juillet dernier (voir EUROPE du 30 juillet). Pour rappel, la Cour de Versailles a donné raison la semaine dernière à Legrand qui s'estimait lésé par le projet et ordonné à Schneider de retirer les propositions de cessions d'actifs concernant Legrand qui constituaient l'essentiel des concessions proposées à la Commission, une décision de cette dernière étant attendue pour le 5 décembre. La Commission s'acheminant vers l'ouverture d'une enquête approfondie, Schneider a préféré valider l'accord conclu avec Wendel plutôt que d'entamer une procédure longue et hasardeuse. Dans un communiqué, Schneider indique que « cette décision est la conséquence, d'une part, de la prise de position des services de la Commission européenne qui, le 29 novembre 2002, ont considéré que les mesures correctives proposées par Schneider Electric ne leur permettaient pas d'approuver le rapprochement et, d'autre part, de l'hostilité au rapprochement des deux groupes exprimée par les dirigeants de Legrand ». Et de poursuivre « L'option de conservation de Legrand impliquait une autorisation de la Commission européenne. Les contacts approfondis avec celle-ci ont montré que la Commission avait des exigences en matière de désinvestissements que Schneider considère comme disproportionnées par rapport à l'objectif de maintien d'une situation concurrentielle sur le marché français ».