Prague, 12/11/2002 (Agence Europe) - Le Commissaire européen à l'agriculture Franz Fischler, lors de sa rencontre, le 7 novembre à Prague, avec les ministres de l'Agriculture des treize pays candidats à l'adhésion, a souligné que, dans cette toute dernière phase des négociations, il faut faire preuve de "réalisme et de pragmatisme". Tout changement de la position de négociation de l'Union qui entraînerait des dépenses supplémentaires pour le budget de l'UE serait évidemment très difficile à accepter, a-t-il averti en rappelant les décisions prises par le Conseil européen de Bruxelles. ""N'oubliez pas que les fonds nécessaires à la mise en oeuvre progressive des paiements directs pour les nouveaux membres après 2006 ne tomberont pas du ciel, et ne devront pas dépasser les plafonds fixés maintenant", a rappelé M. Fischler. Et il a lancé une mise en garde: n'essayez pas de contourner l'offre de l'UE par d'ingénieuses constructions financières impliquant des transferts de crédits d'un pilier de la PAC à l'autre, car ceci "ne serait pas conforme à la décision du Sommet européen de Bruxelles de mettre l'accent dorénavant sur le développement rural". En même temps, le Commissaire a incité les ministres, dès que les négociations seront conclues, à se mettre en route pour expliquer leur signification à leurs agriculteurs. "Vous devrez convaincre vos concitoyens qu'ils se porteront mieux dans l'Union qu'en dehors, et je vous suggère de commencer dès maintenant", les a-t-il exhortés.
Je ne dis pas qu'il y a pas de flexibilité dans la position de l'UE, a affirmé M. Fischler dans une conférence de presse ; mais cette flexibilité est « clairement limitée », surtout en ce qui concerne la progressivité des aides directes, a-t-il ajouté.