Bruxelles, 22/10/2002 (Agence Europe) - Après avoir mis fin à de laborieuses et vaines tentatives de règlement bilatéral, l'Union a porté à Genève le différend sur les chantiers navals qui l'oppose à la Corée du sud, celle-ci s'apprêtant de son côté à contre-attaquer de la même manière. "Le manque de progrès dans nos discussions bilatérales à ce stade ne nous a guère laissé d'autre choix que d'intenter une action à l'OMC", a déclaré mardi Pascal Lamy, en appelant Séoul "à régler rapidement cette affaire dans le cadre des consultations" qui vont se poursuivre durant 60 jours. La procédure de règlement des différends de l'OMC a été enclenchée par une demande de consultations par laquelle l'Union espère faire valoir que les pratiques "déloyales" des chantiers navals sud-coréens, en particulier les subventions dont ils ont bénéficié, ont infligé des dommages à sa propre industrie et qu'il y a, dès lors, infraction au code anti-subventions de l'OMC. Séoul a répondu au communiqué de la Commission européenne par un communiqué du ministère du Commerce annonçant une plainte contre les aides européennes qui sont sur le point d'être réactivées (mais sur un mode temporaire et nettement plus ciblé qu'avant leur suspension en 2000). L'Union déploiera ce dispositif de soutien interne dès jeudi, jour de la parution d'un avis au Journal Officiel.