14/10/2002 (Agence Europe) - Nous attendons de connaître le projet de budget allemand pour 2003 et le programme de stabilité pour l'Allemagne, a dit un porte-parole de la Commission à la presse qui l'interrogeait sur le risque que le déficit budgétaire allemand dépasse 3% en 2003. Hans Eichel a assuré que l'Allemagne respectera ses engagements, alors que le "superministre" désigné de l'Economie et du Travail Wolfgang Clement avait, dans Der Spiegel, affirmé que si des pays comme la France et l'Italie souhaitent plus de souplesse dans le Pacte, Berlin n'allait pas les entraver. En France, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a indiqué à la presse que le président Chirac avait parlé "à un certain nombre de chefs de gouvernement" de sa proposition d'exclure les dépenses militaires du calcul du déficit budgétaire, et qu'il avait obtenu le soutien "d'un bon nombre de pays". "Le point soulevé par la France est fondamentalement juste", a estimé Tony Blair dans une interview au Sole -24 Ore. En revanche, un collaborateur du ministre belge des Finances Didier Reynders a dit à Reuters que la Belgique s'oppose à une telle proposition (comme à celle d'exclure les "investissements lourds"), car, "si on s'engage dans cette voie, on pourrait finir par exclure environ la moitié des dépenses publiques".