Bruxelles, 28/08/2002 (Agence Europe) - Alors que les Etats-Unis continuent d'exercer une pression constante pour obtenir des accords bilatéraux de non extradition de leurs ressortissants dans le cadre de procédures qui seraient engagées devant la Cour pénale internationale, le social-démocrate allemand Jo Leinen demande aux Quinze de parler d'une seule voix. « Une position commune de l'UE est nécessaire d'urgence, dans l'intérêt de la politique extérieure et de sécurité commune », affirme-t-il. M. Leinen s'inquiète en particulier de l'attitude que pourrait adopter l'Italie et déplore le comportement du ministre roumain des Affaires étrangères Mircea Dan Geoana qui a signé un tel accord avec les Etats-Unis. « Cette attitude traduit un manque de solidarité envers l'UE et ne doit pas devenir un modèle pour d'autres pays candidats », estime M. Leinen qui espère que le gouvernement et le parlement roumain annuleront cet accord.
Lors d'une conférence de presse à l'issue de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Europe du nord à Tallinn (Estonie), Per Stig Moeller a déclaré, à propos des pays candidats: « J'espère, évidemment, qu'ils veulent avoir une position commune avec l'UE alors qu'ils vont être membres de l'UE très bientôt ». « Ce n'est pas à nous de leur dire ce qu'ils doivent faire », a ajouté le président en exercice du Conseil de l'UE en indiquant que l'Union n'exerce pas de pressions.
A l'heure actuelle, seuls trois pays ont reconnu officiellement avoir signé de tels accords: la Roumanie, Israël et le Timor-Oriental.