Bruxelles, 28/08/2002 (Agence Europe) - Dans une lettre ouverte aux autorités israéliennes, plusieurs ONG implantées en Europe, parmi lesquelles Amnesty International, Avocats sans frontières-Belgique et Euro-Mediterranean Human Rights Network, expriment leur préoccupation "à propos de ce qui apparaît comme des efforts visant à entraver l'activité d'Adalah, le Centre légal pour les droits de la minorité arabe d'Israël". Le 11 août, Adalah a appris par les médias israéliens l'ouverture d'une enquête à son encontre au motif qu'elle serait contrôlée par un parti politique et pour mauvaise gestion financière. Les ONG s'étonnent que cette enquête s'ouvre à un moment où Adalah est impliquée dans une série de cas importants affectant des membres de la minorité arabe (annulation du regroupement familial de citoyens israéliens ayant épousé des Palestiniennes n'ayant pas la citoyenneté israélienne, suppression des allocations familiales des enfants dont les parents n'ont pas servi dans l'armée) et où viennent d'être adoptées des lois et politiques visant à restreindre les droits des citoyens arabes d'Israël.