Bruxelles, 22/08/2002 (Agence Europe) - L'Union européenne et la Corée du Sud feront un ultime effort pour tenter de mettre fin à l'âpre différend qui les oppose dans le secteur des chantiers navals, lors d'une session de négociations qui s'ouvrira à Séoul le 26 août. Présenté par les responsables sud-coréens comme la rencontre de la dernière chance, ce nouveau face à face marque la reprise de pourparlers difficultueux qui s'étaient intensifiés ces dernières années pour finalement déboucher sur une impasse et une mise en suspens de près d'un an. Ce répit, les Européens l'ont mis à profit pour déployer quelque peu laborieusement un dispositif destiné à protéger leur industrie et à faire valoir à Genève leurs griefs contre la concurrence sud-coréenne, celle-ci s'employant entre-temps à reprendre son essor sur le marché mondial.
«C'est l'Union qui a proposé cette réunion » et, « vu les circonstances, ce sera probablement la dernière négociation à ce sujet », a-t-on indiqué de source autorisée au ministère du commerce à Séoul. Du côté européen, on signale cependant que les négociations peuvent en principe déborder sur le mois de septembre. « Nous allons à Séoul afin de discuter en vue de trouver un accord avant l'échéance fixée par le Conseil » pour porter cette affaire à Genève, a-t-on indiqué mercredi à Bruxelles, en rappelant que l'Union est convenue de solliciter l'arbitrage - contraignant - de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) si le compromis recherché de longue date n'est toujours pas en vue le 30 septembre prochain. Une précision qui peut être significative, vu qu'à Séoul, les autorités disent espérer une certaine « flexibilité » de leurs interlocuteurs européens, tandis que l'industrie affiche la confiance dans ses performances mondiales en tablant sur une forte progression de ses parts de marché, après un démarrage relativement lent en début d'année.