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Bulletin Quotidien Europe N° 8281
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/balkans

L'UE ne s'inquiète pas des accusations de M. Djukanovic - Un conseiller de M. Solana est en Yougoslavie pour faire le point sur l'avancement des travaux de la commission constitutionnelle

Bruxelles, 22/08/2002 (Agence Europe) - "L'Union continuera à travailler avec la Serbie et le Monténégro et poursuivra ses efforts diplomatiques" a déclaré Cristina Gallach, la porte-parole du Haut représentant de l'UE pour la PESC Javier Solana, en réponse à une lettre du président monténégrin Milo Djukanovic parue mardi dans le Washington Post, déclarant que "une coalition anti-réformatrice soutenue par certaines bureaucraties de l'UE menace de retarder les progrès de la démocratie au Monténégro" et que "depuis quelques mois la bureaucratie à Bruxelles a essayé de remanier l'accord ("l'Accord de Belgrade" signé en mars par la Serbie et le Monténégro pour créer le futur Etat de Serbie et de Monténégro: NDLR) (…) poussant à la subordination économique du Monténégro à Belgrade".

"Nous sommes en contact permanent avec les conseillers de M. Djukanovic qui tiennent à continuer à travailler avec nous" a poursuivi Mme Gallach. A ce propos, Stéphane Lehne, conseiller pour les Balkans de M. Solana, est depuis jeudi et jusqu'à dimanche en Yougoslavie pour faire le point sur l'état d'avancement des travaux de la commission constitutionnelle chargée de rédiger la charte constitutionnelle du futur Etat (voir Europe du 15 mars). Après un échange de vues avec M. Solana à son retour, il sera décidé soit d'une visite prochaine du Haut représentant en Yougoslavie (fin août ou début septembre), soit d'attendre que le sujet soit abordé lors de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères qui se tiendra les 30 et 31 août à Elsinore. Les travaux de la commission constitutionnelle doivent normalement s'achever fin août pour permettre la ratification de la charte constitutionnelle du futur Etat, en perspective des élections présidentielles en Serbie le 29 septembre et parlementaires au Monténégro le 6 octobre. Toutefois, "cela relève de la responsabilité des deux parties qui se sont engagées" a déclaré Cristina Gallach en reconnaissant que "si nous avons bien progressé pour les aspects économiques, certains aspects politiques doivent encore être résolus comme la question de l'élection directe ou indirecte des structures conjointes de la nouvelle fédération". Par ailleurs, le président de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, Peter Schieder, a déclaré mardi que la lenteur des négociations entre les deux républiques pourrait retarder l'admission de la Yougoslavie au Conseil de l'Europe.

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