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Bulletin Quotidien Europe N° 8281
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/timor oriental

L'UE demande aux autorités indonésiennes de garantir le bon fonctionnement du tribunal ad hoc pour le Timor oriental

Bruxelles, 22/08/2002 (Agence Europe) - La Présidence danoise a fait, au nom de l'Union européenne, la déclaration suivante: « L'UE s'est félicitée de la mise en place du tribunal spécial chargé de juger les violations des droits de l'homme perpétrées au Timor oriental. Alors que le tribunal vient de rendre ses premiers verdicts, l'UE souhaite faire la déclaration ci-après. L'UE suit avec attention les procès menés par le tribunal indonésien spécial pour les droits de l'homme au Timor oriental et elle est préoccupée par le fait que, jusqu'à présent, les procédures n'ont pas pris pleinement en compte les violences survenues au Timor oriental en 1999. L'UE note avec inquiétude le nombre limité de victimes qui ont été appelées à témoigner, ainsi que l'absence de témoins de la MINUTO et d'observateurs indépendants qui se trouvaient au Timor oriental au moment des faits. L'UE note également que d'importants témoignages recueillis lors des enquêtes au Timor oriental n'ont pas été pris en considération en tant qu'éléments de preuve dans les affaires instruites par le tribunal spécial pour les droits de l'homme. L'UE craint que la crédibilité des verdicts du tribunal ne soit mise en doute si ces témoignages et éléments de preuve pertinents ne sont pas produits. En outre, l'UE demeure préoccupée par le fait que la compétence du tribunal spécial pour les droits de l'homme est limitée. Enfin, l'UE entend souligner que traduire en justice les auteurs de graves violations des droits de l'homme et de crimes contre l'humanité constitue le seul moyen de renforcer la confiance dans le système judiciaire. L'UE adresse un appel pressant aux autorités indonésiennes pour qu'elles garantissent un déroulement des procédures du tribunal qui soit conforme à l'Etat de droit et respecte pleinement les normes internationales dans le domaine des droits de l'homme. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que le Liechtenstein et la Norvège, pays de l'AELE membres de l'Espace économique européen, se rallient à la présente déclaration ».

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