Bruxelles, 21/08/2002 (Agence Europe) - La confirmation, lundi, par la cour d'appel de l'Etat islamique de Katsina (Nigeria) de la condamnation à mort par lapidation d'une Nigériane de 31 ans, Amina Lawal Kurami, accusée d'adultère, a suscité une vague de protestations. Le porte-parole du Commissaire Nielson, Michael Curtis a indiqué que la Commission européenne suit cette affaire de très près et que « des démarches seront entreprises auprès des autorités en temps voulu, comme nous l'avons fait dans le passé ». Il faisait ainsi référence à l'annulation en mars dernier d'un jugement similaire dans le cas de Safyia Hussaini (voir EUROPE du 29 mars). Plusieurs Etats membres ont aussi réagi. A Londres, le Foreign Office a rappelé que « avec nos partenaires européens, la Grande-Bretagne rejette la peine de mort en toute circonstance ». En France, le Quai d'Orsay a fait savoir qu'il avait demandé aux autorités nigérianes de faire preuve de clémence. La ministre suédoise des Affaires étrangères, Anna Lindh, s'est déclarée bouleversée qu'en 2002 une femme puisse encore être condamnée à mort par lapidation. Aux Etats-Unis, le porte-parole du Département d'Etat, Philip Reeker a lancé un appel au Nigeria pour qu'il respecte ses obligations internationales, s'agissant en particulier de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.