Bruxelles, 09/07/2002 (Agence Europe) - C'est ce mercredi que la Commission européenne tiendra son séminaire sur la politique industrielle de l'UE, un exercice dont il a déjà été largement question dans ce bulletin (voir EUROPE du 6 juillet, p.3 et des 8 et 9 juillet, p. 3). Ce séminaire a été préparé lors d'une réunion du groupe d'analyse économique, le 24 juin, à laquelle ont participé le président de la Commission Romano Prodi, les Commissaires Pascal Lamy (commerce), Erkki Liikanen (entreprises et société de l'information), Mario Monti (concurrence) et Pedro Solbes Mira (affaires économiques et monétaires), de hauts fonctionnaires de la Commission comme Ricardo Franco Levi, directeur du groupe des conseillers politiques, ainsi que des représentants des milieux économiques et académiques. Les discussions y ont essentiellement porté sur les incidences de la mondialisation et de l'élargissement sur le secteur manufacturier ainsi que sur les politiques et instruments à mettre en oeuvre pour y faire face. Les participants sont parvenus à la conclusion que, quel que soit l'impact de l'élargissement, il restera "gérable". En revanche, ils ont estimé que la mondialisation pourrait avoir des effets bien plus importants et profonds pour l'UE, mais que les adaptations nécessaires pour éviter une "désindustralisation" devraient en tout cas exclure le protectionnisme et les aides d'Etat. Les participants sont également convenus que la Commission avait une responsabilité particulière dans l'élaboration des orientations et la mobilisation des énergies qui permettront à l'Europe de définir sa position vis-à-vis du monde extérieur. Le président Prodi a estimé que "il doit y avoir de la place pour certaines initiatives ambitieuses à cet égard. Nous pouvons le faire, dans le respect de la cohésion sociale: la question maintenant est que faire et comment."