Strasbourg, 08/07/2002 (Agence Europe) - En adoptant jeudi une résolution commune des groupes PPE-DE, PSE et ELDR, le Parlement européen « condamne toute mesure du gouvernement qui pourrait porter atteinte aux droits fondamentaux de l'homme, notamment au droit de la propriété ». C'est en restaurant la confiance des citoyens que la relance de l'économie interviendra, indique également cette résolution. A ce titre, le Parlement « demande à la Banque mondiale et au FMI de sortir l'Argentine de son désastre économique ».
Tous les amendements déposés par les groupe Verts-ALE et GUE-NGL et marquant une certaine distanciation avec la politique actuelle de ces institutions mondiales à l'égard de l'Argentine ont été rejetés. Ces amendements préconisaient de modifier les recettes appliquées à l'Argentine, notamment « la politique de prêts inconsidérés », avait souligné l'élue irlandaise Patricia McKenna (Verts-ALE) lors des débats. Au nom du groupe GUE-NGL, l'Espagnole Laura Gonzalez Alvarez avait dit « rejeter cette résolution qui ne dit pas tout ». En outre, les députés ont adopté un amendement oral du socialiste espagnol Manuel Medina Ortega par lequel le Parlement dit apprécier de manière positive la décision du président argentin d'anticiper les élections de 6 mois pour renforcer la légitimité démocratique des institutions en place.