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Bulletin Quotidien Europe N° 8039
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/euro

La Commission a estimé lundi qu'il n'y avait pas « d'augmentation tous azimuts des prix »

Bruxelles, 03/09/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a estimé, lundi, que « de manière générale, on ne peut pas dire qu'il y ait une augmentation tous azimuts des prix » en raison de l'arrivée de l'euro, mais elle s'est engagée à demander aux Etats membres de procéder à des contrôles plus fréquents des prix. « Il faut être un peu prudent et éviter des malentendus », a estimé le porte-parole du Commissaire Pedro Solbes, expliquant d'une part "qu'on ne peut pas imaginer que les prix ne changeront pas du tout entre 2001 et 2002" et d'autre part qu'"il faut aussi voir de près la situation pour déterminer si des modifications de prix ne sont pas liées à des améliorations de produits ».

Le porte-parole a précisé que « des propositions ont été faites pour que les Etats membres examinent les prix de manière plus fréquente, voire même une fois par semaine, pendant la période de transition » tout en soulignant que « l'objectif essentiel est d'avoir davantage de transparence pendant cette période ». Il a indiqué que la Commission n'avait pas encore eu de réponse « franchement positive de tous les Etats membres », mais que M. Solbes soulèverait le problème lors de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, qui est prévue le 21 septembre. La Commission espère qu'un tel dispositif de contrôle pourra être mis en place dans chaque Etat membre, « même s'il n'est pas exactement identique partout ».

« La Commission ne peut pas imposer ou dicter les prix », a poursuivi le porte-parole, expliquant que son rôle était « seulement de s'assurer que les consommateurs soient correctement informés ». Enfin, il a rappelé que la Commission avait déjà agi en encourageant la signature d'un accord de modération des prix entre les usagers et les détaillants et les petites entreprises. Il a aussi observé que les ministres des Finances se sont accordés sur la nécessité de pratiquer une bonne conversion des prix publics en euros.

La France prend les devants

Afin de limiter les dérapages de prix dans son pays, le ministre français de l'Economie et des Finances, Laurent Fabius, a annoncé que les prix seront désormais relevés tous les quinze jours et que des procès-verbaux pourront être dressés à l'encontre des commerçants qui commettront des « erreurs nuisibles aux consommateurs lors du passage à l'euro ». Les boulangers et les producteurs de lait sont particulièrement visés. Dans le secteur de la boulangerie, la Direction générale (française) de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a relevé 15.000 prix en juillet et 21.000 en août, a constaté une hausse de 0,8% en août après une hausse de 0,4% en juillet, ce qui reviendrait à une augmentation de 7,2% sur un an. Le ministère de l'Economie a relevé de manière plus générale une hausse de 0,5% en juillet et de 0,4% en août, soit plus de 5% sur un an, sur un ensemble de biens quotidiens comme le sucre, la bière, le camembert, la lessive, les couches, ou les rasoirs.

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