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Bulletin Quotidien Europe N° 8039
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurobarometre

Le nombre de citoyens bien informés sur l'euro augmente alors qu'un européen sur cinq ignore encore le sens de la monnaie unique

Bruxelles, 03/09/2001 (Agence Europe) - En ce début de second semestre 2001, le nombre de citoyens de la zone euro s'estimant bien informés sur la monnaie unique augmente pour la quatrième fois cette année (53%), quoique très légèrement, et 73 % des Européens ne se trompent plus sur la date d'introduction de l'euro, selon la dernière enquête « Eurobaromètre » couvrant la période juin-juillet 2001 et publiée lundi par la Commission européenne. Le Commissaire Pedro Solbes relève cependant qu'un citoyen sur cinq de la zone euro ne comprend pas encore qu'il pourra utiliser l'euro en dehors de son pays (« c'est-à-dire le sens même de la monnaie unique ») et qu'un nombre de plus en plus important de citoyens se dit préoccupé par le risque de hausse des prix. Les résultats du sondage sont les suivants:

Information du public: concernant la date d'introduction des euros en billets et en pièces, 73% des interrogés citent le 1er janvier 2002, ce qui représente une amélioration considérable (+ 12%) de la connaissance précise de la date d'introduction par rapport au sondage précédent (de mai dernier). 17 % des personnes interrogées citent l'année 2002 sans préciser le 1er janvier. La Grèce est toujours le pays où le nombre de personnes qui commettent une erreur est le plus grand (22%). Dans l'Europe des Douze, 53 % des interrogés se disent bien informés sur l'euro, soit 1 point de plus qu'en mai 2000. La France (64%), le Luxembourg, la Finlande, les Pays-Bas, la Belgique et l'Autriche se situent au-dessus de la moyenne (plus de 58%). Les femmes semblent toujours moins bien informées sur l'euro que les hommes. Au sujet de la période de double circulation des monnaies, 17 % des Européens connaissent la date à laquelle leurs monnaies nationales ne seront plus acceptées (+3% par rapport au dernier sondage). 54 % des citoyens européens (- 1% par rapport au dernier sondage) pensent qu'il s'agit d'une date plus lointaine que celle fixée légalement. Par ailleurs, 12 % des personnes interrogées pensent toujours que l'euro ne sera pas immédiatement accepté dans les autres pays, alors que 8 % ignorent s'il le sera ou pas. Il reste donc 1 personne sur 5 qui n'a pas saisi le sens même de la monnaie unique européenne. La méconnaissance de cet aspect de l'euro atteint son plus au point en Grèce et au Portugal, suivis d'un groupe d'autres pays (Italie, Irlande, France et Allemagne)

Prévisions relatives à la période de changement des monnaies: le public reste globalement partagé entre une moitié qui s'attend à des difficultés personnelles et l'autre pas. Les banques et les organismes financiers apparaissent le plus fréquemment (63%) comme étant une aide utile au public au moment de l'introduction de l'euro. Les appréhensions sont les plus visibles en Grèce (59%), alors que les populations qui se sentent les mieux armées sont la luxembourgeoise et la finlandaise. A noter que la France se distingue des autres pays puisque le sondage révèle que 29% des personnes adoptent une attitude résolument négative à l'égard de la confiance en l'assistance possible des autorités locales. Aucun pays n'est épargné par les craintes concernant les abus et tricheries sur les prix, cet indicateur passant de 61 % en mai 2001 à 66% en juillet (+ 5). Dans la zone euro, seule l'Espagne et les Pays-Bas ne connaissent pas une augmentation de cet indicateur.

Préparation à l'arrivée de l'euro: l'Eurobaromètre relève les éléments suivants: (1) mémorisation de prix en euros: 30 % des sondés ont déclaré avoir essayé de mémoriser les prix en euros (contre 29% en mai); (2) connaissance de la valeur exacte d'un euro: en considérant un écart de valeur de 1% comme étant exact, 62 % des interrogés donnent à l'euro sa valeur exacte, soit 1 % de plus qu'en mai 2001 ; (3) expérience pratique de l'euro: 23 % des personnes interrogées auraient utilisé concrètement des euros scripturaux, ce qui représente 2 % de plus qu'en mai dernier.

Image de l'euro: selon les personnes interrogées, l'euro contribuerait à: (1) encourager les voyages (90 %) ; (2) faciliter les achats dans les pays de la zone euro (86 %) ; (3) rendre plus aisée la comparaison des prix d'un pays à l'autre (76 %) ; (4) éliminer les frais de change (67 %). Concernant les aspects économiques de l'euro, une majorité des interrogés estime que l'euro permettra de: - assumer le statut d'une monnaie internationale comme le dollar (58 %) ; - contribuer à la stabilité des prix (57 %) ; - favoriser la croissance économique des pays de la zone euro (56 %). Il ressort aussi de cette enquête que 45 % des personnes interrogées pensent que l'euro présentera pour eux plus d'avantages que de désavantages.

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