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Bulletin Quotidien Europe N° 8038
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/chypre

Discussions russo-chypriotes sur l'adhésion de l'île à l'Union- M. Denktash campe sur ses positions

Bruxelles, 31/08/2001 (Agence Europe) - L'adhésion prochaine de Chypre à l'Union européenne et les perspectives d'investissements chypriotes en Russie ont été au centre des discussions que le ministre des Affaires étrangères de Chypre, Yiannakis Cassoulidès et son homologue russe Igor Ivanov ont eues mercredi à Moscou.

De nombreuses sociétés russes ont placé d'importantes sommes d'argent à Nicosie, et c'est principalement de ces fonds que proviennent de nombreux investissements chypriotes en Russie. Chypre est le numéro trois des investisseurs en Russie, après les Etats-Unis et l'Allemagne, avec près de 5 milliards de dollars investis depuis le début des années 90. L'adhésion de Chypre à l'UE et l'introduction de la réglementation communautaire pourraient affecter ces opérations. C'est pourquoi, à l'issue des entretiens, M. Cassoulidès a cru bon de rappeler à la presse que "la législation de son pays constitue une barrière solide contre le blanchiment sur son territoire d'argent gagné illégalement". Il a affirmé que l'adhésion de son pays à l'UE serait profitable aux relations russo-chypriotes, Nicosie pouvant jouer un rôle de médiateur entre Moscou et l'Union pour renforcer leurs relations.

Par ailleurs, le leader chypriote turc Rauf Denktash a réitéré mercredi à Istanbul son opposition à la candidature de Chypre à l'adhésion à l'Union européenne, dans la mesure où celle-ci ne prend pas en considération les intérêts de la communauté qu'il représente. "L'UE n'est pas une institution qui peut nous imposer ses conditions", a déclaré M. Denktash, ajoutant que l'espoir des Européens est de voir la partie turque aboutir à un compromis avec les Chypriotes grecs. "Ce qui signifie que si nous arrivons à un compromis, l'UE ne fera pas de difficultés", a-t-il précisé. "Nous ne pouvons pas accepter la voie vers l'adhésion si notre statut n'est pas reconnu, et nous avons expliqué cela (aux Européens) lors de nos rencontres, tout en écoutant leurs réflexions", a-t-il conclu (voir aussi EUROPE du 29 août, p. 4).

 

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