Bruxelles, 30/08/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne dément s'apprêter à rejeter un plan tchèque de restructuration de la sidérurgie, contrairement à ce que déclarait le Financial Times dans son édition de jeudi. "Nous n'avons pas de plan, nous ne rejetons pas de plan, nous attendons un plan, des détails", déclare le porte-parole du commissaire Verheugen. Le gouvernement tchèque vient tout juste d'adopter un plan, que la Commission n'a probablement pas encore reçu, explique-t-on de source tchèque. La République tchèque, qui compte trois entreprises de sidérurgie, dont deux publiques, est tenue de réformer en profondeur une industrie coûteuse et vieillissante. En vertu des accords européens, avant de se lancer dans un tel plan de restructuration accompagné d'aides d'Etat, elle doit obtenir l'accord de la Commission européenne. Le problème semble être que le plan adopté par le gouvernement tchèque serait assez différent d'un plan proposé par une étude réalisée par un groupe de consultants et financée par le programme communautaire Phare, publiée en mai dernier. Selon de proches observateurs, le plan tchèque est "assez différent, parce que le plan proposé par les consultants était trop coûteux selon le gouvernement, mais une meilleure communication entre les deux parties permettrait probablement d'arriver à un compromis". Les différences porteraient notamment sur le mode de mise en vente des deux entreprises publiques ainsi que sur le rythme des licenciements et de la diminution de la production.