Bruxelles, 24/08/2001 (Agence Europe) - A la suite de la destruction, mardi, d'une de ses parcelles d'essais de maïs transgénique en France (dans le Gard) à l'instigation de la Confédération paysanne (qui exige un confinement total de ces expériences, par exemple dans des serres), la société Monsanto parle d'un « acte inqualifiable de délinquance » qui « porte atteinte à la liberté des recherches qui sont menées, paradoxalement, dans le but de répondre justement aux interrogations légitimes posées par les scientifiques et la société civile sur les OGM ». Le ministre français de l'Agriculture, Jean Glavany, pourrait informer ses homologues de l'évolution de la situation lors du Conseil informel qui se déroulera en Belgique du 16 au 18 septembre prochain, d'autant plus que la Présidence belge (favorable à la poursuite des recherches sur les OGM) a inscrit la question des nouvelles technologies à l'ordre du jour de cette réunion. M. Glavany s'est dit « favorable à ce que l'on puisse prendre des précautions supplémentaires sur les essais de recherche en plein champ ».
La société agrochimique demande quant à elle aux pouvoirs publics français de prendre « toutes les mesures de protection préalables autour des champs d'expérimentation ». La charte de transparence sur les essais OGM, dont le projet a été annoncé par le gouvernement français, est pour Monsanto « un pas essentiel, dans le sens d'une meilleure compréhension et d'une responsabilité clairement assumée ».
La Confédération Paysanne a entamé sa campagne d'arrachage après avoir mis en demeure le ministère de l'Agriculture de procéder à la destruction de tous les champs d'expérimentation pour le 12 août 2001. Le 23 juillet, l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a révélé la présence de traces d'OGM dans des échantillons de maïs conventionnels. De prochaines destructions de champs sont annoncées jusqu'à la mi-septembre selon un calandrier déjà établi par la Confédération paysanne.