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Bulletin Quotidien Europe N° 7952
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La Commission prévoit une croissance économique de 2,8% pour 2001 - Les effets du ralentissement américain sur l'économie de l'UE sont limités

Bruxelles, 25/04/2001 (Agence Europe) - La Commission européenne a publié mercredi ses prévisions économiques de printemps (période 2001-2002), qui annoncent une croissance de 2,8% du PIB pour la zone euro et l'ensemble de L'UE en 2001. Cette croissance, qui continue à être une des plus fortes pour l'enregistrées ces dernièredernières années, irait de pair avec une baisse du taux de chômage et une maîtrise de l'inflation qui laissent entrevoir le caractère limité de l'effet du ralentissement américain sur l'économie européenne. Dans un communiqué, l'exécutif européen attribue la révision à la baisse de ses prévisions les plus récentes, qui étaient de 3,2% l'automne dernier, à "la hausse des prix du pétrole" et à "la brusque décélération de l'économie américaine". La Commission table sur une reprise de la croissance à partir de la deuxième moitié de l'année, pour atteindre 2,9% en 2002, et conclut que l'effet du ralentissement américain devrait rester limité, "grâce à la vigueur persistante de la demande intérieure". La plupart des Etats membres de l'UE voient leur activité décélérer en raison de l'environnement extérieur, avec de fortes différences entre les grandes économies. L'Allemagne, avec un taux moyen de 2,2%, devrait être la plus lente de la zone euro en 2001. L'Italie s'en sort un peu mieux, avec 2,5%, tandis que la France affiche une performance de 2,9 %. Le Danemark, crédité à peine de 2,1%, est au plus bas, alors que l'Irlande continue à caracoler en tête avec une croissance de 7,5% qui ne peut cependant pas cacher une chute de 3,2% par rapport à l'année 2000.

Le Commissaire Pedro Solbes, chargé des affaires économiques et monétaires, s'est déclaré "modérément optimiste", jugeant que "la croissance de l'UE et de la zone euro devrait rester robuste et légèrement au-dessus de la tendance potentielle de 2,8% en 2001". "Les tendances ont changé de manière draconienne depuis les prévisions d'automne, car, à l'époque, notre seule inquiétude était la chute des prix du pétrole. Maintenant, notre principale préoccupation est le ralentissement américain", a dit M. Solbes à la presse. Selon lui, l'économie européenne en serait légèrement affectée, principalement à travers les échanges commerciaux. Le secteur de la construction serait le mieux protégé.

Le Commissaire, qui table sur une reprise de la croissance des Etats-Unis, qui passerait de 1,6% en 2001 à 3% en 2002 suivant un scénario en V, a cité l'Allemagne et l'Irlande parmi les pays les plus touchés par le ralentissement américain. La consommation privée et la création d'emplois sont, à ses yeux, les principaux facteurs soutenant la croissance. Selon lui, 3,8 millions d'emplois devraient être créés dans l'UE durant cette période et le taux de chômage devrait passer de 8,3% en 2000 à 7,2% en 2002. Le nombre de chômeurs serait ainsi ramené à 12,6 millions, au lieu de 15,7 millions en 1999. La France, la Grèce et l'Espagne afficheront les réductions du nombre de chômeurs les plus élevées. Malgré la diminution du taux de chômage, Pedro Solbes a continué à plaider en faveur de la modération salariale - "une stratégie payante en terme de création d'emplois", a-t-il déclaré L'inflation se maintiendrait à 2,2%, un chiffre supérieur à l'objectif de 2% visé par la Banque centrale européenne. Après une tendance à la hausse durant le second semestre, en contrecoups du choc pétrolier et de l'épizootie de fièvre aphteuse, l'inflation devrait baisser à 1,8% en 2002.

Les finances publiques continuent de s'améliorer dans la plupart des Etats membres, malgré les difficultés liées à la vente des licences UMTS, dont les mauvais résultats en 2001 devraient ramener à un déficit de 0,2% du PIB pour l'ensemble de l'UE, alors que les rentrées de l'année 2000 avaient permis de sauter d'un déficit de 0,6% du PIB en 1999 à un excédent de 1,2% en 2000. La Commission estime que la situation budgétaire moyenne devrait être proche de l'équilibre cette année, mais déplore une orientation légèrement expansionniste qu'elle explique par les réductions d'impôts décidées en Allemagne et aux Pays-Bas et l'assouplissement de la politique budgétaire de certains pays, tels que le Royaume-Uni. En 2001, 5 Etats membres devraient être en déficit (Allemagne, France, Italie, Autriche et Portugal).

La Commission européenne reconnaît, dans son communiqué, que des incertitudes subsistent et minent les perspectives favorables de l'UE: 1) l'économie américaine pourrait mettre plus de temps à surmonter la mauvaise passe actuelle parce que les consommateurs révisent leur situation financière; 2) le "mécanisme de transmission" du ralentissement américain pourrait non seulement avoir un effet sur le plan commercial, mais aussi se traduire par une certaine instabilité du taux de change et des valeurs en bourse; 3) la demande intérieure en Europe pourrait être affectée par la persistance de l'inflation ou par le manque de confiance.

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