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Bulletin Quotidien Europe N° 7911
Sommaire Publication complète Par article 42 / 43
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE / Bibliothèque européenne

N° 448

*** PIERRE-OLIVIER RICHARD: Aldo Ajello, cavalier de la paix. Quelle politique européenne commune pour l'Afrique ? Editions Complexe (24 rue de Bosnie, B-1060 Bruxelles) et Editions GRIP (33 rue Van Hoorde, B-1030 Bruxelles. Tél.: (32-2) 2418420 - fax: 2451933 - E-mail: admi@grip.org - Internet: http://www.grip.org ). 2000, 134 p.. ISBN 2-87027-833-0.

"Je n'ai pas le taux d'adrénaline que j'avais au Mozambique, ce qui me manque beaucoup, mais c'est un travail très intéressant. Je suis constamment en mission et je contribue à la formulation d'une politique européenne commune dans la région"… Ainsi s'exprime, à l'occasion, Aldo Ajello. Qui ? Aldo Ajello. Le lecteur de l'Agence EUROPE le connaît bien: il est le Représentant spécial de l'Union européenne pour la région des Grands Lacs. Mais même ce lecteur averti connaît-il vraiment Aldo Ajello ? Sait-il très précisément d'où vient ce personnage, pourquoi il a été choisi pour assumer cette fonction, ce que recouvre son titre ronflant? Rares sont ceux qui répondront à ces questions par l'affirmative. D'où l'intérêt de ce livre qui voit le journaliste Pierre-Olivier Richard rendre compte d'entretiens au cours desquels, entre deux missions, Aldo Ajello a dévoilé avec verve et passion ses visions de la relation unissant l'Europe à l'Afrique et du drame vécu par une région en déliquescence.

Ce livre reste d'une très grande actualité, même s'il décrit aussi le parcours d'un homme et donc, par moments, ses actions passées. Il débute d'ailleurs en 1992, lorsque le fonctionnaire du Programme des Nations Unies pour le Développement avec "rang de sous-Secrétaire général" est nommé pour diriger la mission de paix au Mozambique. "J'ai l'impression que l'on m'a choisi par ordre alphabétique. (…) J'ai toujours eu le sentiment que si je m'étais appelé Zajello, je n'aurais pas eu cette superbe chance"… Mais cette chance, il l'a saisie, si bien même qu'il reste aujourd'hui "Monsieur Mozambique". Un pays où il restera, comme l'écrit le Secrétaire exécutif de la Coalition mondiale pour l'Afrique Ahmedou Ould Abdallah, celui qui a réussi à "vendre le produit", c'est-à-dire la paix, aux belligérants en adoptant une position de stricte neutralité. Depuis, Ajello a repris son bâton de pèlerin pour le compte de l'Union et prêche la réconciliation au cœur de l'Afrique. Ce qui amène Michel Rocard à écrire dans sa postface que cet Italien s'est décidément "voué aux missions impossibles" et que celle-ci "confine à l'infaisable". Il en faudrait plus, toutefois, pour que ce Représentant très spécial se résigne. Tout au contraire, il continue à se battre, n'hésitant pas dégager des pistes pour ramener la paix dans cette zone tourmentée (il prône notamment une démobilisation sur le modèle mozambicain) et à égratigner tous ceux qui, à ses yeux le méritent. La communauté internationale, par exemple, qui a trop longtemps cédé à la tentation de vouloir "vendre, clé sur porte", ses modèles de démocratie aux Africains ("Souvent, avec notre petite recette préfabriquée, nous avons contribué à aggraver les problèmes plutôt qu'à les résoudre", lance-t-il notamment) là où il aurait fallu plutôt "définir les principes de base qui font la différence entre démocratie et dictature" et laisser aux Africains le soin de se doter du système le mieux adapté à leurs histoires et cultures, à leurs "caractéristiques socio-économiques et même ethniques". L'Union elle-même n'échappe pas à ses critiques. Elles sont toutefois plus voilées que sous la plume de Michel Rocard pour qui les raisons de l'impuissance relative de la communauté internationale tiennent aux souverainetés nationales et aux lourdeurs bureaucratiques et procédurales.

Michel Theys

*** SERGEI MEDVEDEV: Russia's Futures. Implications for the EU, the North and the Baltic Region. The Finnish Institute of International Affairs (15A Mannerheimintie, 00260 Helsinki, Finlande) et Institut für Europäische Politik (Jean-Monnet Haus, 22 Bundesallee, 10717 Berlin). Collection "Programme on the Northern Dimension of the CFSP". 2000, 109 p.. ISBN 951-769-106-8.

Quel type de partenaire la Russie du président Poutine sera-t-elle à l'avenir ? Telle est la question à laquelle Sergei Medvedev, du George C. Marshall European Center for Security Studies, s'emploie à répondre en analysant les évolutions marquant la politique intérieure de ce pays et leur influence potentielle sur sa politique étrangère, en particulier en ce qui concerne la Baltique et le Nord de l'Europe. Selon l'auteur, la continuité devrait prévaloir au cours des prochaines années, Moscou devant privilégier une approche conservatrice qui en fera un acteur international plus responsable et prévisible (il note que la politique russe a déjà été empreinte pendant les années 90, exception faite de la Tchétchénie, d'une certaine constance pacifique). Même l'entrée des pays baltes dans l'Union européenne ne devrait pas provoquer de bouleversements ou de rechute néo-impérialiste. Tout au contraire, Sergei Medvedev entrevoit plutôt des réseaux -politiques, administratifs, économiques…- se nouer entre une Russie davantage régionalisée et les pays de la région Nord, l'initiative relative à la dimension nordique pouvant contribuer à cette évolution.

(LD)

*** WAFIK RAOUF: L'Europe vue par l'Islam. Une perception ambivalente. L'Harmattan (5-7 rue de l'Ecole Polytechnique, F-75005 Paris).Collection "Histoire et Perspectives Méditerranéennes". 2000, 239 p.. ISBN 2-7384-9366-1.

L'auteur, docteur ès lettre (Sorbonne) et dirigeant de la revue interculturelle EurOrient, fonde cet essai sur un constat: "Il est rarissime qu'un monde, tel que le monde occidental, occupe une aussi grande importance dans l'esprit collectif d'un autre monde, comme le monde arabo-islamique, tant auprès des masses que des élites. Et il est encore plus étonnant que ce souci de l'Autre soit porteur à la fois d'une certaine crainte, d'une méfiance ou d'un défi, tout en étant paradoxalement caractérisé par un esprit de revanche mêlé à une véritable fascination". C'est les raisons de cette relation d'amour-haine que Wafik Raouf tente de décrypter en remontant très loin dans l'histoire du bassin méditerranéen, avant même l'arrivée du Prophète. Dans une deuxième partie, il invite son lecteur à aller, en ce qui concerne l'activisme islamique et ses manifestations intégristes ou fondamentalistes, "au-delà des préjugés". Parfois confuse, sa réflexion n'emporte pas fatalement l'adhésion. Mais elle permet de mieux comprendre certains mécanismes de pensée qui prévalent chez nos voisins arabes, entre autres à travers quatre penseurs contemporains -l'Indien Mawdoudi, l'Iranien Shari'ati, l'Egyptien Kotob et l'Algérien Bennabi.

(MT)

*** CLAUDE ARPI: Tibet, le pays sacrifié. Calmann-Lévy (3 rue Auber, Paris 9ème). 2000, 326 p., 140 FF. ISBN 2-7021-3132-8.

Traduit de l'anglais, cet ouvrage est l'œuvre d'un Français d'Angoulême qui, chirurgien dentiste, s'est pris de passion pour le Tibet. Dans un premier temps, il montre de façon magistrale comment le Tibet est parvenu à préserver, du Vème au XXème siècle, un équilibre entre ses puissants voisins, la Chine et l'Inde. De manière éclairante, il montre surtout, en plongeant dans les archives indiennes, russes et américaines, comment ce pays indépendant de plein droit entre 1913 et 1950 a été sacrifié à la realpolitik. Les chapitres sur le rôle du Premier ministre indien Nehru et sur les atermoiements des pays occidentaux, la Grande-Bretagne en particulier, sont particulièrement éclairants. C'est le 7 octobre 1950 que l'Armée chinoise, dite "populaire de libération", franchit le Yangtsé et anéantit les défenses tibétaines. L'appel lancé par le gouvernement de Lhassa afin que la "question tibétaine" soit traitée par le Conseil de sécurité de l'Onu reste aujourd'hui en suspens (cette demande a été soutenue par le seul… Salvador). Même si le Dalaï Lama n'y fait pas allusion dans sa préface, c'est aussi et surtout, d'un point de vue européen, une preuve supplémentaire de l'inefficacité crasse de l'approche intergouvernementale et du… droit de veto.

(LD)

*** Relazioni internazionali. Scritti in onore di Giuseppe Vedovato. Vol. 4: Liber Amicorum Munuscula Discipulorum. Biblioteca della "Rivista di Studi Politici Internazionali" (40 Lungarno del Tempio, I-50121 Firenze - Tél.: (39-55) 666384). "Hors série", n° 4. 2000, 361 p.

Président honoraire de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et fondateur-directeur de la prestigieuse "Rivista di Studi Politici Internazionali" depuis plus de cinquante ans, le Pr. Giuseppe Vedovato (Université "La Sapienza", Rome) apparaît aujourd'hui comme un sage que de nombreux diplomates et responsables politiques italiens et étrangers n'hésitent pas à consulter. Publié à l'occasion de son quatre-vingt-cinquième anniversaire, ce volume d'hommages fait suite aux trois ouvrages de mélanges déjà édités en 1997 en l'honneur de sa carrière exemplaire. Il rassemble, en italien et en français, le texte des manifestations commémoratives organisées il y a trois ans par le Conseil de l'Europe et les échos qu'elles suscitèrent dans la presse, des témoignages d'amitié adressés au jubilaire et les recensions bibliographiques des nombreux ouvrages historiques et les traités de politique internationale que Vedovato a signés depuis 1938.

(ED)

*** DAVID KENNEDY, PHILIPPE SANDS: Droit international 4. Editions A. Pedone (13 rue Soufflot, F-75005 Paris. Tél.: (33-1) 43540597 - fax: 46340760). 2000, 273 p., 220 FF. ISBN 2-233-00371-3.

Cet ouvrage reprend les cours magistraux donnés, lors de l'année universitaire 1997-1998, à l'Institut des Hautes Etudes Internationales de Paris par deux professeurs en provenance d'universités anglo-saxonnes qui ont, à cette occasion, tracé leurs perspectives du droit international. Le premier, le Pr. David Kennedy, enseigne à l'Université Harvard et a intitulé son cours "Les clichés revisités, le droit international et la politique". Un cours qualifié de "surprenant dans la forme comme dans le fond" par Pierre-Marie Dupuy et Charles Leben qui, professeurs à l'Université Panthéon-Assas, dirigent l'IHEI. C'est que David Kennedy ne fait pas que comparer les traditions américaine et européenne du droit international, la première étant, selon lui, moins formaliste dans sa méthode, plus interdisciplinaire, moins centrée sur les tribunaux et sur l'Etat, moins philosophique aussi et plus pragmatique que son équivalente européenne. En passant en revue quelques sujets classiques en ce domaine (le rapport entre droit public et droit privé, la nature de la régulation économique, le rôle de l'Etat dans l'autorité internationale, les questions du relativisme culturel et de l'universalité des formes juridiques internationales, les leçons de l'histoire juridique internationale, le sort du laïcisme éclairé et cosmopolite dans un monde religieux, les règles régissant le travail dans une économie globale, la régulation de la pornographie…), il présente aussi et surtout les idées du mouvement des Critical Legal Studies dont il est le chef de file aux Etats-Unis ainsi que la manière dont il se situe par rapport au courant dominant de la doctrine américaine.

Le deuxième cours a été donné par Philippe Sands, professeur à l'Université de Londres qui propose, en répondant à la question de savoir si l'on s'achemine vers une transformation du droit international, d'institutionnaliser le doute. Il y parle de la mondialisation, de la privatisation, de l'innovation technologique et de la démocratisation, de la participation aux processus décisionnels, des relations hiérarchiques entre les différentes branches du droit international… Autant de sujets passionnants… pour les personnes averties.

(LD)

*** PIERRE-MARIE DUPUY: Droit international public. Dalloz (31-35 rue Froidevaux, F-75685 Paris Cedex 14. Internet: http: //http://www.dalloz.fr - Distribution Benelux: Patrimoine, 168 rue du Noyer, B-1030 Bruxelles. Tél./fax: (32-2) 7366847). 2000, 731 p., 198 FF, 1.346 FB. ISBN 2-247-04120-5.

Professeur à l'Université Panthéon-Assas (Paris II) et à l'Institut universitaire européen de Florence, Pierre-Marie Dupuy en est à la cinquième édition de ce Précis qui présente en détail le droit international public à la lumière de ses sujets (c'est-à-dire essentiellement les Etats), des modes de formation de ses normes et des conditions de leur application. L'auteur passe ensuite en revue les domaines d'intervention de ces normes et leurs finalités, cet examen renseignant sur l'ampleur et la diversité des activités humaines aujourd'hui gagnées à l'emprise du droit international. D'ailleurs, par rapport à la précédente édition qui s'efforçait d'être à jour au 15 mai 1998, celle-ci -qui l'est au 15 mai 2000- témoigne de l'ampleur des changements intervenus en la matière en deux ans, qu'ils soient proprement juridiques, comme la multiplication des juridictions internationales, ou plus généraux, par exemple ceux liés au phénomène dit de "mondialisation". Pierre-Marie Dupuy parvient ainsi au constat que le droit international connaît non seulement des développements normatifs constants, mais peut-être aussi certaines modifications appelées à affecter demain ses structures.

(MT)

*** VINCENT BERGER: Jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Editions Sirey/Dalloz (voir coordonnées supra). 2000, 727 p., 280 FF, 1.904 FB. ISBN 2-247-04187-6.

Cette somme de Vincent Berger, greffier de section à la Cour européenne des droits de l'homme et professeur au Collège d'Europe à Bruges, en est à sa septième édition. Egalement disponible en allemand, en anglais, en hongrois, en lituanien et en roumain, cet ouvrage de référence -entièrement mis à jour et refondu- offre un panorama clair et fidèle des activités de la Cour qui a vu le jour à Strasbourg, dans l'ombre du Conseil de l'Europe, en 1959. Interprète suprême et gardien ultime de la Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, cette Cour peut désormais être saisie directement par chacun des huit cents millions d'Européens, sans compter les ONG et les groupes de particuliers. Son activité se déploie dans des domaines très divers, allant des droits de la défense au contrôle de l'immigration, de la durée des détentions provisoires aux servitudes d'urbanisme, de l'internement des aliénés à la télévision transfrontière, de la protection de l'environnement ou des minorités nationales à la lutte contre le terrorisme… Toutes choses dont le livre rend compte à travers la jurisprudence de la Cour.

(LD)

*** ALAIN BARRAU: Présidence française: échec ou réussite ? Délégation de l'Assemblée nationale pour l'Union européenne (Kiosque de l'Assemblée nationale, 4 rue Aristide Briand, F-75007 Paris - Internet: http://www.assemblee-nationale.fr ). Collection "Les documents d'information de l'Assemblée nationale", n° 2905. 2001, 117 p., 30 FF. ISBN 2-11-109400-5.

Ce rapport rédigé par le président de la Délégation pour l'Union européenne de l'Assemblée nationale dresse un bilan d'ensemble de la dernière Présidence française du Conseil de l'Union et, en particulier, du Conseil européen de Nice. Un bilan qu'Alain Barrau a voulu empreint de mansuétude, lui qui entame son introduction par ces mots: "Une fois que les esprits se seront apaisés et qu'il sera possible d'examiner sereinement les progrès de la construction européenne réalisés pendant ce second semestre 2000, la présidence française apparaîtra pour ce qu'elle est: une présidence très dense qui aura obtenu des résultats positifs, souvent remarquables, dans des domaines essentiels pour la cohésion économique et sociale de l'Union et sa capacité à répondre aux préoccupations des citoyens". Parmi les avancées qu'il répertorie, le député cite, entre autres, l'adoption de l'Agenda social, le renforcement de l'Eurogroupe, l'accord intervenu sur le paquet fiscal, les décisions prises pour renforcer la sécurité maritime, les progrès réalisés en matière de défense (une "évolution considérable si l'on veut bien se souvenir que, pendant quarante ans, l'Europe a fait du surplace dans ce domaine") et l'accord intervenu sur le projet de statut de la société européenne au terme de trente années de négociations… Pourquoi, dès lors, la vague de critiques qui a déferlé après le sommet de Nice au vu des résultats institutionnels ? Selon Alain Barreau, trois raisons essentielles l'expliquent. D'abord parce que le débat lancé par Joschka Fischer "sur la nécessité de créer une avant-garde de pays prêts à aller plus loin dans la voie de l'intégration a eu pour conséquence de brouiller la compréhension des enjeux de cette CIG", alors que les décisions prises à Nice étaient essentielles dans la perspective de l'élargissement. Ensuite par la tournure prise par les débats, les observateurs ayant "eu l'impression que le sens de l'intérêt européen avait déserté les salles de réunion du Conseil européen et que s'affrontaient des personnalités arc-boutées sur la défense de leur intérêt national". Une appréciation qu'Alain Barrau juge "biaisée" dans la mesure où les sujets en discussion à Nice concernaient directement "le partage du pouvoir dans l'Union, le rôle des Etats dans le processus de prise de décision et leur influence respective dans les institutions", soit autant de sujets ne pouvant que susciter de "fortes oppositions". Enfin, les journalistes se seraient focalisés sur la "question la plus difficile à résoudre -mais pas nécessairement la plus importante- qui était celle de la pondération des voix".

*** Futuribles. Analyse et prospective. Futuribles Sarl (55 rue de Varenne, F-75341 Paris cedex 07. Tél.: (33-1) 53633770 - fax: 42226554 - E-mail: revue@futuribles.com - Internet: http://www.futuribles.com ). Janvier 2001, n° 261, 96 p., 83 FF, 12,65 euros. Abonnement annuel: 740 FF, 112,81 euros.

En ce début d'année, la France se trouve confrontée à deux enjeux traités de façon distincte: les perspectives d'emploi et l'avenir des retraites. Le trait d'union entre les deux réside, selon Hugues de Jouvenel (qui consacre son éditorial au "mythe du plein emploi"), dans le ratio entre le nombre d'actifs occupés et celui des inactifs allocataires. Sous le titre "France: retour au plein emploi ?", Edmond Malinvaux, lui, livre une leçon d'économie en trois parties. Professeur honoraire au Collège de France, il constate d'abord que l'escalade du chômage enregistrée jusqu'en 1996 est à imputer à un dérapage des salaires. Puis, constatant que la France a créé 1,6 million d'emplois en quatre ans, il s'emploie à définir le taux de chômage qui permettrait que l'on parle quand même de plein emploi. Ce qui sert de tremplin idéal à la réflexion sur l'avenir de la science économique qu'Alain Michel intitule "Ecce homo… oeconomicus ou sapiens ?" Autres thèmes abordés: la validité du système électoral américain, les effets des générations: à propos du livre de Bernard Préel, le choc des générations, les pirates en Asie, "cyberhomme et cyberhumanité".

Revues économiques et sociales en bref

*** Eurinfo. Janvier 2001, Bruxelles. Ce numéro de la publication de la Représentation en Belgique de la Commission contient un dossier consacré aux retraites à la lumière de la réforme des pensions qui s'impose. Première étape, selon la Commission européenne: la proposition d'une Directive relative aux institutions de retraite professionnelle. Autres sujets traités: l'européanisation de l'intermédiation d'assurance, le prochain avènement d'un procureur européen, un bilan de l'état des forêts, comment voyager plus facilement avec des animaux domestiques, vers une aide aux victimes de la criminalité et la pollution en Belgique.*** Newsletter. Décembre 2000. Cette revue de la DG Agriculture présente la proposition globale de la Commission pour les négociations agricoles à l'OMC. *** Le Monde syndical. Février 2001, Bruxelles. Ce numéro de la revue de la CISL contient un dossier consacré aux migrations internationales.

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