Bruxelles, 07/02/2001 (Agence Europe) - Le Comité de dialogue social sectoriel "télécommunications" signe le 7 février à Bruxelles en présence d'Anna Diamantopoulou, Commissaire européenne aux Affaires sociales, un accord établissant des lignes directrices pour l'organisation du "télétravail" en Europe. Cet accord fait suite à une déclaration conjointe des opérateurs de télécommunications et des syndicats du secteur qui avait été envoyée comme contribution au Sommet de Lisbonne de mars 2000.
Pour le Comité du dialogue social sectoriel "télécommunications", il est important que "des principes existent au niveau européen en matière de télétravail pour permettre une organisation flexible du travail dans l'ensemble des entreprises européennes de télécommunications". Le Comité recommande aux opérateurs et aux syndicats nationaux d'adopter ces lignes directrices, sur une base volontaire et dans le respect des pratiques de négociation collective de chaque pays. Le Comité du dialogue social sectoriel accepte de contrôler la mise en oeuvre de ces lignes directrices en 2002.
Le Comité estime que "le télétravail, organisé et introduit en tant que méthode de travail humaine et socialement constructive", peut contribuer à la réalisation des objectifs suivants: aménager la flexibilité de l'organisation du travail; créer des possibilités d'emploi pour des régions structurellement faibles et pour les personnes handicapées ; responsabiliser davantage le travailleur dans l'organisation et l'exécution du travail; humaniser le travail; améliorer l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée; améliorer la qualité et la productivité du travail; apporter une plus grande satisfaction professionnelle; déplacer le travail vers le salarié.
Les lignes directrices insistent principalement sur le fait que: 1) l'introduction du télétravail doit être volontaire de part et d'autre. Des conventions collectives devraient être conclues au niveau approprié de manière à fournir un cadre pour l'adoption d'accords individuels de télétravail; 2) les télétravailleurs doivent être traités sur un pied d'égalité avec les salariés qui travaillent dans les locaux de l'entreprise tant du point de vue des conditions de travail, des possibilités de formation et de déroulement de carrière et des promotions, ainsi que des droits syndicaux et des droits d'information et de consultation.
"Cet accord témoigne de ce que le dialogue social européen est un moteur pour la modernisation de l'organisation du travail. L'adoption de ces lignes directrices est un signal clair invitant les entreprises leaders à répondre aux défis d'une société de la connaissance, tout en conservant un équilibre entre flexibilité et sécurité", a commenté Anna Diamantopoulou.
Les opérateurs représentés au sein du Comité du dialogue social sont: British Telecom, Deutsche Telecom, France Telecom, Telefonica, Sonera, Telia, Teledanmark, Belgacom, Austria Telecom, Telecom Portugal, Eircom, KPN, OTE, Telecom Italia, Telecom Luxembourg.