Bruxelles, 05/01/2001 (Agence Europe) - Comme chaque année, l'Union a mis en oeuvre au 1er janvier les dispositions réglementaires permettant de faciliter l'importation de marchandises qui ne sont pas produites en quantité ou en qualité suffisantes au niveau communautaire. Les trois règlements publiés au Journal Officiel n°L331 établissent ainsi des droits réduits ou nuls pour de nombreux produits industriels, agricoles et piscicoles essentiellement destinés à l'industrie de transformation, avec ou sans limites quantitatives.
Contrairement aux années précédentes, les produits de la pêche figurent dans le nouveau règlement qui suspend temporairement les droits autonomes du tarif douanier commun. En outre, les produits ajoutés ou retirés de la liste établie en 1996 étaient tellement nombreux que le Conseil a préféré la remplacer complètement. Une nouvelle annexe énumère sur 53 pages toutes les marchandises qui peuvent, jusqu'à nouvel ordre, entrer dans le Grand Marché à droits nuls ou réduits, sans limites quantitatives: substances chimiques, huiles, poissons, légumes, fruits, ferro-alliages, encre, tubes, papier synthétique, bouchons, peaux, tissus et fibres, machines, appareils, composants, etc..
Les deux autres règlements ouvrent des contingents tarifaires, de moins en moins nombreux, afin de "pourvoir aux besoins d'approvisionnement de la Communauté aux conditions les plus favorables". Les produits industriels et agricoles concernés par le premier texte et les produits de la pêche couverts par le second peuvent ainsi être importés à droits nuls ou réduits pendant des périodes et dans des quantités déterminées et lorsque les contingents sont épuisés, les taux de droits initialement prévus sont rétablis. Pour les produits industriels et agricoles, les modifications par rapport au règlement de base sont reprises en annexe, dans un tableau où sont inscrits des substances chimiques, ingrédients de plats préparés, tabacs bruts, verre, papiers, cartons, câbles, moteurs, écrans et claviers. Pour les poissons, le règlement précise que des droits variables sont établis "selon la sensibilité des différents produits sur le marché communautaire". Les droits ne sont donc pas ramenés à zéro pour tous les produits piscicoles visés en annexe: pour certains, ils s'établissent entre 3 et 6%, en particulier calmars, encornets, longes de thons et listraos, harengs épicés et certaines crevettes.