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Bulletin Quotidien Europe N° 7825
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/republique tcheque

La rencontre Verheugen/Kavan a clarifié les positions sur la centrale de Temelin mais aucune solution n'est en vue avec l'Autriche

Bruxelles, 19/10/2000 (Agence Europe) - M. Verheugen, commissaire européen en charge de l'élargissement et M. Kavan, ministre tchèque des Affaires étrangères, sont sortis de leur rencontre de mercredi en assurant que différentes idées et propositions de rencontres, que le commissaire va transmettre à Vienne, avaient été envisagées pour tenter de sortir du différend entre l'Autriche et la République tchèque au sujet de la centrale nucléaire tchèque de Temelin et des barrages routiers organisés par des manifestants autrichiens à la frontière austro-tchèque contre le lancement de cette centrale. L'attitude inflexible de M. Kavan au sujet des barrages laisse pourtant présager des discussions difficiles. Le ministre tchèque des Affaires étrangères, tout en annonçant que le premier ministre Zeman et le chancelier Schüssel avaient décidé de se rencontrer le 31 octobre, a en effet déclaré très fermement que si les barrages routiers recommençaient, cette rencontre serait annulée. Le ministre tchèque s'est tout de même dit "persuadé" que les tensions entre l'Autriche et son pays allaient pouvoir se résoudre avant cette rencontre.

Si les barrages recommençaient - les manifestants ont annoncé qu'ils n'étaient que suspendus et pourraient recommencer ce week-end- la République tchèque pourrait demander à la Commission européenne d'intervenir. L'accord européen qui la lie aux Quinze prévoit en effet l'établissement progressif de la libre circulation des marchandises. Le commissaire Verheugen s'est montré très prudent et n'a pas voulu se prononcer sur la question. Il reviendra à Prague de décider de saisir ou non la Commission, a-t-il simplement déclaré. Il a dit que les barrages "ne favorisent pas le dialogue", tout en ajoutant qu'il fallait respecter le droit de manifester. Si les barrages réapparaissent et que Prague porte plainte, la Commission devra pourtant prendre position. De son côté, le ministre tchèque a semblé sûr du soutien de la Commission dans cette affaire, puisqu'il s'est félicité que le commissaire et lui-même soient "tombés d'accord sur presque tout", et "partagent le même point de vue sur les barrages".

Les tensions entre l'Autriche et la République tchèque au sujet du nucléaire se sont aggravées la semaine dernière avec le démarrage du premier réacteur de la centrale. L'Autriche doute de la sûreté de la centrale de Temelin, se plaint du manque de dialogue et d'informations de la part des Tchèques, et menace de bloquer le chapitre "énergie" des négociations d'adhésion avec la République tchèque. Vienne demande également que l'UE adopte des critères en matière de sécurité nucléaire. La République tchèque, de son côté, assure que cette centrale, dont le premier réacteur a démarré la semaine dernière, est tout à fait sûre, et qu'elle respecterait les critères européens, s'il devait y en avoir. Le ministre tchèque assure par ailleurs que son pays a toujours transmis les informations requises " à (ses) amis allemands et à l'Autriche" et qu'il continuera à le faire. Prague se plaint par contre que le gouvernement autrichien ne fasse rien contre les barrages routiers.

Interrogé sur la sûreté de la centrale de Temelin, le commissaire a rappelé qu'il n'existe pas de normes communautaires en la matière. Le "groupe atomique" du Conseil doit rendre à la fin de cette année un rapport sur la sécurité nucléaire dans les pays candidats, et un rapport sur la sécurité de la centrale de Temelin sera rédigé par des experts allemands, a-t-il rappelé. Ensuite, "il appartiendra au Conseil, sur proposition de la Commission, de décider si nous sommes satisfaits ou non", a déclaré le commissaire, tout en précisant qu'il n'y aura pas de critères supplémentaires pour l'adhésion des pays candidats à l'UE.

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