Bruxelles, 10/10/2000 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales a prolongé jusqu'en avril 2001 sa "position commune" sur la Birmanie, adoptée en 1996 et modifiée le 26 avril dernier. Cette position commune impose un embargo sur les exportations qui peuvent être utilisées pour la répression, interdit de visa une liste de responsables birmans de la junte et gèle les fonds détenus par ces responsables birmans à l'étranger. Tout en renforçant les sanctions, les modifications introduites au printemps dernier dans la position commune ouvraient la possibilité d'une participation birmane à la réunion ministérielle UE/Asean qui se tiendra en décembre au Laos. Toutefois, suite à la nouvelle assignation à résidence du leader de l'opposition birmane, l'UE n'exclut pas de remettre en question la réunion ministérielle, a déclaré récemment le Commissaire européen Pascal Lamy (voir EUROPE du 7 octobre p. 6).
Après l'annulation de la visite d'une Troïka européenne à Rangoon (voir EUROPE du 7 octobre, p.6) la Présidence française du Conseil a encouragé les autorités birmanes à engager un dialogue constructif avec l'envoyé spécial de l'Onu en Birmanie, dans une déclaration faite au nom de l'UE: "L'UE a accueilli très favorablement la désignation, en avril dernier, de Tan Sri Razali Ismail comme Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Birmanie. Elle apporte son plein soutien aux efforts déployés par M. Razali, qui s'est déjà rendu à Rangoon une première fois en juin et juillet derniers, en faveur de l'engagement d'un dialogue entre les autorités birmanes et l'opposition démocratique ainsi que les minorités nationales. L'UE appelle le gouvernement birman à engager un dialogue constructif avec l'envoyé spécial du Secrétaire général des Nations unies qui va se rendre prochainement en mission à Rangoon et à tirer parti de ses bons offices pour faire progresser la Birmanie sur la voie de la démocratisation et de la réconciliation nationale. A cet égard, il est important que M. Razali soit en mesure de rencontrer l'ensemble des parties, y compris l'opposition démocratique. Les pays d'Europe centrale et orientale associés à l'UE, Chypre, Malte et la Turquie, pays également associés, ainsi que les pays de l'Aele membres de l'EEE se rallient à cette déclaration."