La Haye, 02/10/2000 (Agence Europe) - Les Premiers ministres de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, Guy Verhofstadt, Wim Kok et Jean-Claude Juncker, lors de leur sommet de vendredi dernier à La Haye, ont adopté un "Memorandum du Benelux sur la CIG" dans lequel ils soulignent que l'UE doit ouvrir le débat sur son propre avenir, mais seulement après avoir réussi le Conseil européen de Nice.
Dans leur mémorandum, les pays du Benelux affirment en particulier que:
après Nice, les Quinze devraient adopter pour la fin de la Présidence belge, au second semestre de 2001, une déclaration sur l'avenir politique de l'Europe. Cette déclaration devrait déboucher en 2004 sur de nouvelles réformes (voir EUROPE du 23 septembre, p.5, au sujet du discours devant The European Policy Centre dans lequel M.Verhofstadt se prononçait en particulier pour l'adoption sous présidence belge d'une déclaration sur la finalité de l'Europe).
à Nice, les Quinze devraient parvenir à un accord sur un certain nombre de questions, y compris: - la nomination d'un commissaire européen par Etat membre, et l 'élection du président de la Commission européenne (au suffrage direct ou indirect); - l'extension de la majorité qualifiée à la libre circulation des personnes, à la politique sociale (tout en prenant en considération les différences entre les systèmes nationaux), le commerce extérieur et l'environnement; - une pondération des voix au Conseil en fonction de l'importance démographique relative des Etats membres; - l'assouplissement des coopérations renforcées (qui pourraient être déclenchées par huit Etats membres).