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Bulletin Quotidien Europe N° 7799
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) uem/bce

La BCE vendra l'équivalent de 2,5 milliards d'euros en devises, mais nie qu'il s'agisse d'une intervention sur le marché

Francfort, 14/09/2000 (Agence Europe) - La Banque Centrale Européenne a annoncé ce jeudi qu'elle commençait le jour même à vendre jusqu'à l'équivalent de 2,5 milliards d'euros en devises pour acheter des euros: il s'agit de la vente d'intérêts perçus suite aux placements de la BCE en devises (essentiellement en dollars américains mais aussi en yens ), précise un communiqué de la BCE, qui indique aussi que la Federal Reserve et la Banque du Japon "ont été informées" de ces opérations. La Banque (qui a laissé ses taux d'intérêt inchangés) précise que la vente sera étalée "sur un certain nombre de jours".

La BCE rappelle dans son communiqué que, depuis sa création au début de 1999, elle détient en son nom propre des réserves en devises étrangères d'une valeur, à l'époque, d'environ 39, 5 milliards d'euros, dont 15% en or (ces devises avaient été transférées à la Banque Centrale Européenne par les banques centrales de l'eurosystème, conformément à l'Article 30 des Statuts de la BCE). La Banque indique que les intérêts gagnés grâce à ses placements ont permis d'augmenter le volume de ses devises étrangères de plus de 2,5 milliards d'euros, et rappelle qu'elle avait décidé déjà lors de sa réunion du 31 août qu'elle vendrait les montants découlant de ces opérations.

Un porte-parole de la BCE a affirmé, à Francfort, que cette transaction ne constitue pas une intervention en vue de soutenir l'euro, car "les montants concernés sont trop faibles". Toujours est-il que la cotation de l'euro était en hausse jeudi dans l'après-midi.

M. Duisenberg confirme qu'il ne s'agit pas d'une opération de soutien à l'euro

Lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE, le président de la Banque Wim Duisenberg a répété que le taux de change de l'euro ne paraît pas approprié si on se réfère aux fondamentaux de l'économie. L'achat de 2,5 milliards d'euros suite à la vente des intérêts gagnés depuis le début 1999 n'est pas une intervention de soutien à la monnaie européenne, l'opération (envisagée dès le 31 août) a été annoncée ce jeudi uniquement pour des raisons "tactiques" liées à la situation du marché.

M. Duisenberg a profité de l'occasion pour inviter une fois de plus les gouvernements à ne pas relâcher leurs politiques budgétaires, notamment suite à la hausse du prix du pétrole, et les syndicats à ne pas essayer de compenser cette hausse par des revendications salariales excessives qui pèseraient lourdement sur les perspectives favorables de la croissance (M.Duisenberg a répété que les perspectives de la croissance dans la zone euro restent positives, et que la croissance devrait rester l'année prochaine au-dessus de 3%).

Interrogé sur le référendum danois du 28 septembre sur l'euro, M. Duisenberg a estimé qu'une victoire du non à ce référendum aurait un impact "négligeable" sur l'économie de la zone euro et a ajouté: "je serais heureux de convaincre les Danois que les perspectives pour l'euro sont positives, et que cela vaut la peine de s'y joindre".

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