Bruxelles, 27/06/2000 (Agence Europe) - En suivi des conclusions du Sommet de Lisbonne de mars dernier, la Commission européenne devrait adopter ce mercredi 28 juin la communication d'Anna Diamantopoulou intitulée "Vers un nouvel agenda pour la politique sociale". Mme Diamantopoulou la présentera le même jour dans l'après-midi au Parlement européen. Cette communication sera ensuite à l'ordre du jour de la session informelle du Conseil Social, les 7 et 8 juillet à Paris.
La préparation de cet Agenda, qui couvre une période allant jusqu'en 2005 mais fera l'objet d'une révision à mi-parcours en 2003, a fait l'objet d'une large consultation et d'un dialogue avec les parties intéressées: les partenaires sociaux, ONG, comités consultatifs, etc.. Il fournira notamment des apports clés au rapport de synthèse social annuel demandé par le Sommet de Lisbonne et facilitera la modernisation du modèle social européen. Il jouera un rôle fondamental au regard des réformes à la fois économiques et sociales et fera comprendre aux pays candidats que les efforts "de qualité" qu'ils consentent dans la perspective de leur adhésion profiteront à leur conjoncture économique et à leur situation sociale.
Ce nouvel agenda proposera une approche globale et cohérente à l'UE pour relever les nouveaux défis qui se posent à la politique sociale et qui découlent de la transformation radicale de l'économie et de la société européennes. Il est centré sur quatre grands axes: emploi, protection sociale, inclusion sociale et anti-discrimination. Parmi les propositions essentielles formulées par la Commission dans son document, signalons plus particulièrement: a) en 2001, la publication d'une communication et l'organisation d'une conférence sur la responsabilité sociale des entreprises (approche fondée sur trois critères: financier, écologique et social); b) en 2001, le lancement d'un plan de communication et d'action sur la participation financière des travailleurs; c) en 2000, l'adoption d'une décision de la Commission créant un forum des retraites pour s'attaquer au problème des retraites et de la mobilité avec tous les acteurs concernés; d) suite aux discussions de ce forum, proposition en 2002 d'un instrument de transférabilité des retraites; e) en 2001, l'organisation d'une grande conférence réunissant toutes les parties intéressées par la dimension sociale des relations extérieures de l'UE.