Strasbourg, 22/06/2000 (Agence Europe) - La communication de la Commission européenne sur la protection des victimes de la criminalité montre sa disponibilité à contribuer à une amélioration de la situation, mais certaines mesures qu'elle propose sont trop dépendantes de la bonne volonté des Etats membres: pour cette raison, Patsy Sörensen (groupe des Verts, belge), rapporteur de la commission des libertés et des droits des citoyens, a demandé que la Commission utilise les moyens d'action que lui offrent les traités. Le rapporteur s'inquiétait aussi du fait que l'adoption des mesures sur l'aide aux victimes ne soit prévue qu'en 2004 et souligne que cette aide ne peut se réduire aux seules compensations financières.
Le Parlement a suivi son rapporteur, dans une résolution qui formule des demandes précises quant aux mesures à prendre pour venir en aide aux victimes, pour qu'elles ne soient pas lésées deux fois, d'abord en tant que victimes d'un délit et ensuite en tant que victimes d'un système. Le PE demande à la Commission d'accorder une attention particulière à la nécessité de former la police et les autorités judiciaires en matière de délits et abus sexuels et de promouvoir l'insertion sociale des condamnés, notamment mineurs. Les Etats membres sont invités à leur tour à établir un système européen coordonné de programmes de services aux victimes et à renforcer les mesures de protection existantes, en attendant la mise en place d'un dispositif harmonisé de protection transfrontalière au niveau de l'Union. Le Parlement a adopté un amendement du PPE qui invite la Commission à tenir compte de la catégorie spécifique des victimes du terrorisme.