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Bulletin Quotidien Europe N° 7743
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/elargissement

La commissaire Wallström confirme que les pays candidats à l'adhésion rencontrent des difficultés sérieuses dans les négociations sur l'environnement

Bruxelles, 22/06/2000 (Agence Europe) - A l'occasion de l'audition publique sur l'élargissement et l'environnement, organisée mardi au Parlement européen, la commissaire Margot Wallström a fait part de son "impatience quant à la relative lenteur" des négociations sur l'environnement et a souligné que la lenteur des progrès en ce domaine "pourrait compromettre la rapidité des adhésions". Il s'agit bien d'un des chapitres les plus difficiles, a souligné la commissaire, en dénonçant "les disparités que l'on trouve parfois entre des dates cibles d'adhésion ambitieuses et le niveau de priorité que l'on accorde dans les pays candidats au chapitre environnemental".

Les négociations sur le chapitre environnement ont été ouvertes en décembre avec les six pays du "groupe de Luxembourg": Hongrie, Chypre, Pologne, Estonie, République Tchèque, et Slovénie. Il y a eu pour l'instant un simple "échange de positions de négociations", pour un processus que la commissaire qualifie de "plutôt discret" mais "régulier". Margot Wallström a toutefois souligné que si les pays candidats doivent accomplir des efforts considérables pour "rattraper leur retard", ils ont aussi "beaucoup à apporter à cette politique", grâce à "leur grande biodiversité" et à leur "utilisation innovante" des éco-taxes, et autres taxes environnementales.

Andras Krollop, qui représentait à l'audition l'ONG "Groupe de travail de l'Europe centrale et orientale pour la défense de la biodiversité", a lui aussi souligné la plus grande biodiversité des pays candidats par rapport aux pays membres de l'UE. Patricia Lorenz, de l'association "les Amis de la terre", a de son côté attiré l'attention sur les dangers des réacteurs nucléaires des pays candidats, qui, a-t-elle souligné, ne sont pas tous conformes aux normes communautaires et ne sont pas susceptibles d'être modernisés.

Les représentants des pays candidats ont mis l'accent sur les mesures déjà prises pour intégrer l'acquis communautaire dans leur législation. Hanno Zingel, du ministère de l'environnement d'Estonie, a ainsi souligné les progrès accomplis par son pays pour la transposition des directives "Habitats" et "Oiseaux". Tadeusz Strojwas, de la représentation de la Pologne auprès de l'UE, a lui aussi présenté les différents projets en cours, tout en attirant l'attention sur leurs coûts. De 2000 à 2010, la Pologne aura besoin, a-t-il dit, de 35 milliards d'euros pour adopter tout l'acquis communautaire.

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