Bruxelles, 06/06/2000 (Agence Europe) - Les défis et objectifs futurs des systèmes d'enseignement dans la société de la connaissance seront au centre des préoccupations des ministres de l'Education de l'UE qui se réuniront en Conseil jeudi prochain 8 juin à Luxembourg et qui consacreront à ce point de l'ordre du jour un débat public. Présidée par le ministre portugais de l'Education Guilherme de Oliveira Martins, cette session entendra la Commissaire européenne en charge de ce dossier Viviane Reding présenter l'initiative "e-learning" ainsi que le rapport européen sur la qualité de l'éducation scolaire. La présidence informera les ministres de l'état des travaux sur la coopération européenne en matière d'évaluation qualitative de l'éducation scolaire ainsi que sur la mobilité des étudiants, des personnes en formation, des jeunes volontaires, des enseignants et des formateurs. Les ministres auront également un échange de vues au sujet du rôle de l'éducation et de la formation dans la société de la connaissance. Toutes ces préoccupations font suite aux conclusions du Sommet de Lisbonne en matière éducationnelle. L'apprentissage des langues sera également abordé au cours de cette session (sous divers), la présidence estimant très important de sensibiliser les populations à l'importance de la richesse culturelle des langues et donc d'encourager le multilinguisme.
Voici quelques précisions sur l'ordre du jour de cette session:
1. Défis et objectifs futurs des systèmes d'enseignement dans la société de la connaissance: les ministres auront un débat public sur ce thème, à partir des conclusions du Sommet de Lisbonne. Ce dernier a invité le Conseil Education à contribuer à la réalisation du nouvel objectif stratégique pour la décennie à venir, à savoir faire de l'UE "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d'une croissance économique durable accompagnée d'une amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et d'une plus grande cohésion sociale". Les ministres de l'Education ont donc été invités par les chefs de gouvernement à "entreprendre une réflexion générale sur les objectifs concrets futurs des systèmes d'enseignement, axée sur les préoccupations et les priorités communes tout en respectant les diversités nationales, en vue de contribuer aux processus de Luxembourg et Cardiff et de présenter un rapport plus complet au Conseil européen au printemps de 2001". Dans le but de faciliter le débat, la présidence a demandé aux ministres de répondre à une seule question: "Comment les politiques en matière d'éducation et de formation peuvent-elles contribuer à la réalisation des nouveaux objectifs stratégiques fixés par le Conseil européen de Lisbonne?", en tenant compte particulièrement des points suivants: - les défis ainsi que les objectifs et les priorités des systèmes d'enseignement; - les politiques en matière d'éducation et de formation ainsi que les acteurs de la société de la connaissance; - les politiques concrètes destinées à promouvoir la formation tout au long de la vie; - la prise en compte systématique de la promotion de l'intégration sociale.
2. Education et formation pour vivre et travailler dans la société de la connaissance: suivi du Conseil européen de Lisbonne. Les ministres auront un échange de vues sur ce dossier. Ce point est lié au précédent, mais l'objectif ici est plutôt d'avoir une discussion spécifique sur la mise en oeuvre concrète des conclusions de Lisbonne, en particulier en ce qui concerne le calendrier et la distribution des tâches entre les Etats membres, le Conseil et la Commission.
3. L'initiative "e-learning" - penser l'éducation de demain: Mme Reding présentera aux ministres cette initiative (voir pour les détails EUROPE du 10 mars p.8) dont le but est de concrétiser et compléter, dans les domaines de l'éducation et de la formation, l'initiative "e-Europe" (diffusion des technologies numériques).
4. Rapport sur la qualité de l'éducation scolaire: seize indicateurs de qualité. Mme Reding présentera ce rapport, établi sous sa responsabilité, et qui est le fruit d'un comité d'experts issus de 26 pays européens, dont les 15 Etats membres de l'UE et la plupart des pays associés (Chypre, Hongrie, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Lettonie, Estonie, Lituanie, Bulgarie, République tchèque, Slovénie). Le rapport identifie 16 indicateurs couvrant des domaines aussi variés que les langues étrangères, le taux d'échec scolaire ainsi que l'éducation et la formation des enseignants. Il est à considérer comme un point de départ pour stimuler une coopération accrue dans le domaine de l'éducation scolaire. Il sera soumis à la Conférence des ministres de l'éducation qui se tiendra du 18 au 20 juin à Bucarest.