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Bulletin Quotidien Europe N° 7708
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/autriche

Susanne Riess-Passer, élue a la tete du FPÖ, réclame la levée des sanctions des Quatorze

Klagenfurt, 02/05/2000 (Agence Europe) - Susanne Riess-Passer, vice-chancelier autrichien, a été élue le 1er mai à la tête du FPÖ, en obtenant au 25ème congrès du parti, à Klagenfurt 91,5% des voix. "Le FPÖ continue à être le parti de Jörg Haider", et ceux qui espèrent un changement de ligne du parti seront déçus, a-t-elle déclaré après son élection.

Par ailleurs, Mme Riess-Passer a affirmé que l'Autriche doit cesser de "tolérer" les sanctions bilatérales des quatorze autres Etats membres de l'Union européenne, et que "le respect de nos obligations au sein de l'UE dépend aussi du respect des obligations à notre égard". Mme Riess-Passer a parlé à propos des sanctions d'une sorte de "nouvel impérialisme", et a dit que l'Autriche ne peut pas être traitée comme un protectorat par les autres Etats membres.

La nouvelle responsable du FPÖ s'est aussi prononcée pour la tenue en Autriche d'un référendum sur les sanctions des Quatorze, et Jörg Haider s'est prononcé dans le même sens, en souhaitant que le gouvernement autrichien "saisisse la chance d'une consultation populaire" à ce sujet (si une pétition dans ce sens obtient au moins 100.000 signatures, le Parlement autrichien devra examiner la possibilité d'organiser un tel référendum, mais ne serait pas obligé de le demander: NDR). Si, lors d'une telle consultation populaire, "60%, 70% ou 80%" des personnes interrogées demandent la levée des sanctions, tous les partis autrichiens devront le faire, y compris le parti social-démocrate, et le président Klestil devra la réclamer lui aussi, a affirmé M. Haider. En obtenant ainsi la levée des sanctions, on pourra marquer la "naissance d'une Europe des citoyens", a-t-il estimé. (Deux jours avant le congrès, Jörg Haider avait dit à la radio autrichienne que Vienne doit réfléchir à la stratégie à suivre si ces sanctions sont maintenues, en remarquant: "Je ne vois pas pourquoi nous devons continuer à être membres" de l'UE, dans ces conditions. Dans cette interview, M. Haider avait déclaré qu'il n'avait "jamais rêvé de devenir chancelier").

En outre, dans une interview publiée le 29 avril par "Le Figaro", le ministre autrichien des Finances Karl-Heinz Grasser (FPÖ) a réitéré ses menaces de blocage de la Conférence intergouvernementale, si les sanctions des Quatorze ne sont pas levées. "Je ne vous cache pas que l'aboutissement d'un accord sur la CIG à Nice est fortement menacé par la manière dont l'Autriche est traitée par ses partenaires européens, en particulier par la France", a-t-il dit, en ajoutant que "les Français essayent de donner l'impression que l'Autriche n'est pas membre à part entière de l'UE", ce qui est "très dangereux, car une telle attitude pourrait porter un coup d'arrêt à la construction européenne", puisqu'on ne peut "progresser qu'à quinze, pas à quatorze plus un". En rappelant que "66% des Autrichiens ont dit oui à l'Europe", M. Grasser a dit qu'"il se pourrait bien, en effet, qu'il n'y ait pas de Traité de Nice mais plutôt un Traité de Stockholm pour donner le coup d'envoi de l'élargissement" (nous restons favorables à l'ouverture de l'UE aux pays candidats, a-t-il précisé). M. Grasser a ajouté que "si la France change de comportement vis-à-vis de l'Autriche, nous sommes prêts à tout faire pour qu'il y ait un accord sur la CIG à Nice", mais que "les signaux envoyés par Paris ne sont guère encourageants". Enfin, M. Grasser a dit que "beaucoup de petits pays comme la Finlande, l'Irlande, le Luxembourg, nous témoignent leur sympathie", et que pour eux, "ce qui se passe actuellement pour l'Autriche n'est qu'un exemple de l'ingérence des grands pays de l'Union dans les affaires des plus petits".

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