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Bulletin Quotidien Europe N° 7649
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ueo/ue

Les membres de plein droit de l'UEO doivent réfléchir au sort des responsabilités non transférées à l'UE, affirme M. Solana

Bruxelles, 04/02/2000 (Agence Europe) - Javier Solana, en sa fonction de Secrétaire général de l'Union de l'Europe Occidentale, a accueilli le 2 février au siège de l'UEO, à Bruxelles, les participants à une session de l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN), devant lesquels il a évoqué la récente accélération en matière de politique de sécurité et de défense européenne. En particulier, M. Solana a rappelé que "l'UE est loin de considérer l'usage de la force militaire comme la meilleure ou l'unique solution à tous ses problèmes" et a "souligné la souplesse qu'elle entend préserver à cet égard" en adoptant à Helsinki une décision séparée pour le recensement et le renforcement de ses capacités d'intervention par des moyens non militaires. Quant à l'éventuelle implication dans des opérations de l'UE de membres de l'Otan et de l'UEO qui ne sont pas membres de l'Union européenne, M. Solana a rappelé que tous ces pays pourront "entretenir une relation permanente avec l'UE lors de la préparation de ses opérations et seront invités", selon des modalités à finaliser, à "prendre part aux missions que l'UE déciderait de lancer". Mais la décision formelle d'intervenir, a-t-il précisé, "doit rester du ressort des quinze Etats membres de l'UE, ne serait-ce que du fait de ses implications juridiques".

En notant par ailleurs que l'Union européenne est résolue à se préparer à assumer ses nouvelles responsabiltiés en matière de gestion militaire des crises d'ici la fin de l'an 2000", M.Solana a remarqué: "Jusqu'à présent, tout laisse penser qu'elle y parviendra, même si la mise en oeuvre de certaines mesures pourrait exiger un amendement du Traité". Et il a ajouté: "Les dix Etats membres de plein droit de l'UEO (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Portugal et Grèce) "devront toutefois réfléchir au sort des responsabilités de l'Organisation non transférées à l'UE, notamment la garantie de défense mutuelle inscrite dans le Traité de Bruxelles modifié". "Il semble probable à cet égard qu'ils souhaiteront maintenir une structure UEO résiduelle pour veiller à ces aspects" et à toute tâche concrète qui leur serait liée, a-t-il conclu.

 

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