Le président du groupe PPE au Parlement européen, l'Allemand Manfred Weber, s'est prononcé, mardi 28 avril, en faveur d'une suppression de la procédure dite 'article 7' du traité sur l'Union européenne concernant le respect de l'État de droit en Hongrie, après la défaite du Premier ministre, Viktor Orbán, aux élections législatives, début avril.
« Nous devons stopper la procédure 'article 7' visant la Hongrie », a déclaré M. Weber à propos de cette procédure, initiée en septembre 2018 par le PE (EUROPE 12094/14) et qui a conduit à sept auditions spécifiques au sein du Conseil 'Affaires générales', sans jamais déboucher sur une action concrète du Conseil visant la Hongrie.
Alors que le Premier ministre hongrois élu, Péter Magyar, rencontrera ce mercredi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (EUROPE 13857/19), afin d'affiner les travaux sur les mesures demandées à Budapest pour accéder à 17 milliards d'euros de fonds européens gelés, M. Weber a souhaité que le Parlement agisse pour bâtir à nouveau une relation de « confiance » avec les futures autorités hongroises.
Interrogée sur cette question, son homologue du groupe S&D, l'Espagnole Iratxe García Pérez, s'est certes félicitée de l'élection de M. Magyar, qui ouvre « une fenêtre d'opportunité pour que la Hongrie redevienne un allié fiable des politiques européennes ». Toutefois, selon elle, il convient de « prendre (le) temps » concernant la procédure 'article 7' et d'attendre la réalisation préalable de « plusieurs étapes », parmi lesquelles l'entrée en fonction du gouvernement 'Magyar'. Et d'indiquer que sa famille politique soutiendra celui-ci dans sa démarche de restauration d'un plein État de droit. (Mathieu Bion avec Solenn Paulic)