Après l'adoption de la loi isréalienne instaurant la peine de mort pour les terroristes (EUROPE 13840/16), la Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, a exhorté Israël à respecter « ses obligations en vertu du droit international et son attachement aux principes démocratiques », dans une déclaration publiée mardi 31 mars.
Mais l'UE, incapable de sanctionner plus de colons israéliens en Cisjordanie en raison de l'opposition de la Hongrie au Conseil de l'UE, n'envoie aucun message sur de possibles mesures ultérieures visant à faire pression sur les autorités israéliennes, rappelant simplement que les principes énoncés précédemment sont inscrits « dans les dispositions de l'accord d'association UE/Israël ».
Les Vingt-sept constatent « un grave recul » dans les engagements pris par les autorités israéliennes au niveau international et se disent très préoccupés par « le caractère discriminatoire de la loi » israélienne, qui ne s'appliquerait qu'aux Palestiniens coupables de terrorisme.
Et Mme Kallas d'ajouter que la peine de mort porte « atteinte au droit absolu de ne pas être soumis à la torture » et n'a « aucun effet dissuasif avéré ».
Voir la déclaration de l'UE : https://aeur.eu/f/lf9 (Mathieu Bion)