Trois mois après son entrée en vigueur, le nouveau Système européen d'entrée/sortie (Entry/Exist System, EES) a déjà « significativement renforcé la sécurité des frontières » de l'UE, s'est félicitée la Direction générale de la Commission européenne pour la Migration et les affaires intérieures, dans une communication rendue publique dimanche 18 janvier.
Depuis sa mise en place en octobre dernier, l’EES a enregistré près de 20 millions d’entrées et de sorties et a amené à « près de 10 000 refus d’entrée, empêchant 10 000 arrivées illégales », selon le communiqué.
Le système a aussi fait ses preuves dans la détection des fraudes à l’identité, en permettant notamment de confondre un ressortissant éthiopien et deux ressortissants irakiens utilisant de faux documents britanniques de réfugié et prétendant être originaires d'Érythrée et d'Iran.
L’EES consiste à enregistrer les entrées et sorties des ressortissants non européens aux frontières extérieures de l'Union et remplace le cachet manuel par une vérification d’identité biométrique (photographie du visage et empreintes digitales). Dans le communiqué, Magnus Brunner, commissaire aux Affaires intérieures et à la Migration, l'a qualifié d'« outil révolutionnaire pour protéger nos frontières communes », affirmant qu'il constitue « l’ossature numérique de la réforme européenne de la migration et de l’asile ».
La Commission a salué la « coordination étroite » avec les États membres et les aéroports dans le lancement du système, relevant que la plupart des pays avaient dépassé l’objectif de 35% d’enrôlement biométrique dès la mi‑novembre, bien avant l’échéance commune fixée au 10 janvier 2026. Des améliorations techniques continueront d'être apportées jusqu’à la pleine opérationnalité du système, prévue le 10 avril prochain. (Justine Manaud)