La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, ont rappelé, mercredi 7 janvier, lors de la cérémonie d’ouverture de la Présidence chypriote du Conseil de l’UE, à Nicosie, l’importance du respect du droit international concernant le Groenland.
Estimant que l’UE était « la promesse que la coopération l’emporte sur la confrontation, que le droit l’emporte sur la force », Mme von der Leyen a expliqué que ces principes s’appliquaient « non seulement à l’UE, mais également au Groenland ».
« L'Union européenne ne peut accepter les violations du droit international, que ce soit à Chypre, en Amérique latine, au Groenland, en Ukraine ou à Gaza », a souligné M. Costa, ajoutant que l’Europe resterait un défenseur ferme et inébranlable du droit international et du multilatéralisme.
Et d’ajouter : « Je tiens à être clair : le Groenland appartient à son peuple. Aucune décision concernant le Danemark et le Groenland ne peut être prise sans le Danemark ni sans le Groenland ». Il a précisé que le peuple groenlandais bénéficiait du soutien et de la solidarité « inconditionnels » de l'UE.
De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, également invité à s’exprimer lors de la cérémonie d’ouverture, a remercié la Présidence précédente du Conseil de l’UE, le Danemark, et rappelé qu’il respectait son intégrité territoriale et sa souveraineté, sans pour autant citer le Groenland. Il a ajouté qu’il respectait tout autant l’intégrité territoriale et la souveraineté de Chypre, dont la partie nord de l’île est occupée par la Turquie, et a appelé à respecter l’intégrité territoriale et la souveraineté de son propre pays. (Camille-Cerise Gessant)