Intérrogé sur une éventuelle opération de rapatriement du personnel diplomatique européen présent au Mali, un porte-parole du Service européen pour l'action extérieure (SEAE) a indiqué, vendredi 31 octobre, que la délégation de l'UE continuait de fonctionner avec un effectif réduit.
« L'Union européenne suit de très près la situation et nous coordonnons activement nos actions avec les États membres [de l'UE]. Ces derniers jours, des réunions régulières de coordination consulaires ont été organisées localement, compte tenu de l'aggravation de la crise du carburant », a déclaré Anouar El Anouni à la presse en milieu de journée.
La situation sécuritaire s’est progressivement détériorée ces dernières semaines, en raison d'attaques récurrentes menées par le groupe terroriste Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) le long du couloir de transport reliant la Côte d’Ivoire au Sénégal à travers l'ouest du Mali.
Selon les observateurs, ces offensives visent à asphyxier économiquement Bamako. En septembre dernier, Agence Europe avait interrogé les services de l'UE sur la menace grandissante que fait peser le groupe, affilié à Al-Qaïda, sur l'ensemble de la région d'Afrique de l’Ouest (EUROPE 13715/19).
Vendredi, les États-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé l'évacuation de leur personnel « non essentiel ». (Bernard Denuit)