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Bulletin Quotidien Europe N° 13741
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SÉCURITÉ - DÉFENSE - ESPACE / Otan

Les États-Unis vont réduire leurs troupes en Europe, selon la Roumanie

Le ministère de la Défense roumain a annoncé, mercredi 29 octobre, que les États-Unis avaient informé la Roumanie et ses autres alliés qu’ils allaient réduire une partie de leurs troupes déployées sur le front oriental de l'Europe.

« La décision des États-Unis est de suspendre la rotation en Europe d'une brigade qui avait des éléments dans plusieurs pays de l'OTAN », y compris la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Hongrie, a précisé le ministère dans un communiqué. Selon le ministre de la Défense, Ionut Mosteanu, environ 1 000 soldats américains resteront déployés en Roumanie « contribuant à dissuader toute menace et représentant une garantie de l'engagement des États-Unis envers la sécurité régionale ».

« La décision a également tenu compte du fait que l'OTAN avait renforcé sa présence et son activité sur le flanc oriental, ce qui permet aux États-Unis d'adapter leur posture militaire dans la région », a précisé le ministère roumain.

En réponse, l’armée américaine a précisé que la diminution de la présence américaine n’était pas « un retrait américain d'Europe ni un signe d'un engagement réduit envers l'OTAN et l'article 5 ». « Notre forte présence et notre engagement indéfectible envers l'Europe demeurent constants, notamment à travers notre soutien à l'opération Eastern Sentry », a promis l'ambassadeur américain auprès de l'OTAN, Matt Whitaker.

Une source de l’OTAN a estimé que les ajustements au dispositif militaire américain n’étaient « pas inhabituels ». Selon elle, même avec cet ajustement, la présence militaire américaine en Europe reste plus importante qu'elle ne l'a été depuis de nombreuses années, « avec un nombre de forces américaines sur le continent bien supérieur à celui d'avant 2022 ».

« L'OTAN et les autorités américaines sont en contact étroit concernant notre dispositif global - afin de garantir que l'OTAN conserve sa solide capacité de dissuasion et de défense - et les autorités américaines ont informé l'OTAN de cet ajustement à l'avance », a précisé cette source.

Le porte-parole de la Commission européenne Thomas Regnier a précisé que l’UE prenait note de cette annonce, qui ne change pas les plans de l’UE sur la mise en œuvre de la surveillance du flanc oriental. « Nous voulons lancer le projet d'ici le 1er trimestre 2026 et d'ici fin 2026, nous voulons que les premiers services de cette surveillance soient déjà opérationnels », a-t-il rappelé. (Camille-Cerise Gessant)

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