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Bulletin Quotidien Europe N° 13560
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Eurogroupe

Priorités stratégiques, politique budgétaire au niveau de l'Eurozone et euro numérique à l'agenda ministériel

En ce début de cycle législatif au niveau de l'Union européenne, les ministres des Finances des pays de la zone euro auront une discussion stratégique afin d'évaluer l'opportunité de réorienter les priorités de travail de l'Eurogroupe, lundi 20 janvier, jour de l'investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

Les thèmes clés qui seront débattus concerneront : « les marchés de capitaux, l'union bancaire, l'euro numérique et les différentes facettes de la compétitivité économique », a indiqué une source diplomatique européenne jeudi 16 janvier. Cette discussion devrait avoir un impact sur le programme de travail des ministres pour 2025 et 2026.

Dans le domaine budgétaire, les ministres évoqueront rapidement la proposition de recommandation sur l'orientation budgétaire au niveau de la zone euro pour 2025. En décembre, ils avaient déjà préconisé que cette orientation soit « légèrement restrictive », à hauteur de 0,25% du PIB, conformément à la proposition initiale de la Commission européenne (EUROPE 13542/4).

Il reviendra au Conseil 'Écofin', mardi 21 janvier, d'approuver les recommandations relatives aux programmes budgétaires pluriannuels des pays de l'UE et celles visant spécifiquement certains pays faisant l'objet d'une procédure pour déficit excessif.

Le nouveau ministre français des Finances, Éric Lombard, présentera les nouvelles priorités budgétaires et économiques du gouvernement 'Bayrou' sur la base d'une trajectoire de consolidation des finances publiques qui prévoit désormais une réduction du déficit public français de 6,1 à 5,4% du PIB national entre 2024 et 2025 (EUROPE 13557/24).

Finance numérique. L'Eurogroupe discutera également de l'impact de l'innovation technologique sur le secteur des paiements de gros ('wholesale payments').

L'innovation permise par la 'tokenisation d'actifs' permet d'accélérer les transactions et de réduire les coûts, a noté cette source, estimant que les évolutions en cours pourraient faciliter l'accès des PME aux marchés des capitaux. Elle a aussi pointé des enjeux de souveraineté pour l'Eurozone.

La BCE informera les ministres sur ses travaux, menés avec le secteur privé, sur la façon d'utiliser ces innovations pour procéder au règlement des transactions. Un expert de la 'Banque des règlements internationaux' présentera également les chantiers que l'organisation a lancés.

Cette discussion ministérielle sera liée à celle sur les paiements de détail, à travers notamment le projet de création d'un euro numérique que la BCE pilote. Cette dernière insistera auprès des ministres sur l'importance d'un tel projet pour l'Eurozone, alors que certains pays ont émis des réticences sur la nécessité d'un euro numérique, ralentissant le travail législatif au niveau européen.

Cette source européenne a mis en garde contre « le vide » qui créerait l'absence d'une monnaie numérique banque centrale en zone euro dans un contexte où les solutions de paiement numérique prennent inexorablement de l'ampleur et au bénéfice surtout d'opérateurs hors UE. « Ce n'est pas qu'une question économique, mais un enjeu de sécurité plus large » lié aux infrastructures de paiement, a-t-elle fait valoir. Et d'espérer que la discussion ministérielle répondra au « scepticisme » exprimé et insufflera « un nouvel élan » au travail législatif nécessaire au niveau de l'UE pour permettre, en fin de compte, à la BCE de décider de l'opportunité de mettre en service un euro numérique. (Mathieu Bion)

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