L’Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture (EACEA) a publié, vendredi 23 août, un rapport présentant une analyse comparative des pratiques d'intégration des jeunes dans 33 pays européens.
Ce document, qui s’inscrit dans le cadre des réalisations de l'Année européenne de la jeunesse, s’intéresse plus particulièrement aux instruments d’analyse d’impact de la réglementation relative à la jeunesse - qualifiés de « contrôles auprès des jeunes » -, en Belgique (Communauté flamande), en Allemagne, en France et en Autriche.
L’EACEA cartographie ces « contrôles auprès des jeunes » en favorisant l'échange de bonnes pratiques entre les pays.
L’Agence tend ainsi à encourager une prise de conscience accrue des enjeux de la jeunesse dans le processus de décision politique, la corrélant à une légitimité et une efficacité renforcées des politiques publiques.
Articulée autour de cinq sections, l’étude débute par une présentation des concepts majeurs liés à l'intégration de la jeunesse et à l'évaluation de l'impact sur la jeunesse et se poursuit par un aperçu des pratiques européennes en la matière. Par ailleurs, il s’agit de détailler les caractéristiques des « contrôles auprès des jeunes » dans les quatre États membres de l’UE étudiés.
L'analyse démontre diverses similitudes entre les pratiques des pays étudiés.
Ainsi, dans tous les cas, les instruments d’analyse d’impact de la réglementation relative à la jeunesse s'appliquent aux législations initiées par le gouvernement et sont réalisés en amont du processus de décision.
Ces évaluations, basées sur des preuves quantitatives et qualitatives, permettent de prévenir les conséquences négatives potentielles des législations pour les jeunes. Cependant, le rapport souligne également l'absence systématique de participation des jeunes dans ces processus, bien que des consultations informelles puissent parfois être organisées.
En outre, l'Allemagne se distingue en confiant la réalisation des « contrôles auprès des jeunes » à un organisme extérieur à l'administration gouvernementale, tandis qu'en Autriche, une évaluation systématique de l'impact des lois sur les jeunes est exigée cinq ans après leur mise en œuvre.
En France, contrairement aux autres pays, les contrôles sont systématiquement appliqués à toute nouvelle législation.
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/d7s (Nithya Paquiry)