Le Parlement bulgare a adopté, mercredi 7 août, une loi interdisant la « propagande » LGBT+ dans les établissements scolaires.
S'inspirant des législations hongroise et russe, un amendement législatif introduit sur proposition du parti d’extrême droite pro-russe Vazrajdane a été adopté à 159 voix (22 votes contre et 13 abstentions) afin d’interdire « l’encouragement » d’une « orientation sexuelle non traditionnelle » et d’une identité de genre « différente de la biologique ».
Si depuis jeudi 8 août, les rassemblements ont témoigné de l’indignation en Bulgarie, diverses réactions au sein de la communauté européenne ont également pointé du doigt l'impact de cette législation sur les droits fondamentaux et les valeurs européennes.
L'eurodéputée française Mélissa Camara (Verts/ALE) a vivement réagi sur le réseau X, vendredi 23 août, en appelant la Commission européenne à engager une procédure d'infraction contre la Bulgarie.
Dans une interview accordée au magazine LGBT+ Têtu (https://aeur.eu/f/d7w ), elle a dénoncé une loi homophobe et a demandé à « endiguer la dérive LGBTphobe de la Bulgarie ».
Auparavant, le groupe Renew Europe a également exprimé, mercredi 21 août, sa préoccupation dans un communiqué (https://aeur.eu/f/d7v ). Valérie Hayer (française), sa présidente, y a condamné cette loi, rappelant les régressions similaires en Russie et en Hongrie et a exhorté le Parlement européen et la Commission à empêcher sa mise en œuvre.
La branche européenne de l'association internationale lesbienne et gay (ILGA-Europe), dans un communiqué publié le 7 août (https://aeur.eu/f/d7u ), a qualifié le texte d'attaque contre les droits des enfants et d'instrument politique en vue des élections nationales prévues en octobre en Bulgarie. (Nithya Paquiry)