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Bulletin Quotidien Europe N° 13447
PRÉSIDENCE HONGROISE DU CONSEIL DE L'UE / Hu24eu

La Présidence hongroise veut laisser sa marque

Le porte-parole du gouvernement hongrois à l’international, Zoltán Kovács, a prévenu, jeudi 4 juillet, un groupe de journalistes européens en visite à Budapest, dont Agence Europe, que la Présidence hongroise du Conseil de l’UE voulait « laisser sa marque ».

« Le Premier ministre (Viktor Orbán) va utiliser la Présidence d’une façon politique », a prévenu le porte-parole, ajoutant que son pays avait quatre pierres angulaires ('cornerstones') pour la Présidence du Conseil de l'UE : la paix, la protection des frontières, la famille et les enfants, et enfin la croissance économique et la compétitivité. 

L’aspect politique de la Présidence n’a pas tardé à apparaître, le Premier ministre hongrois se rendant à Moscou pour rencontrer le président russe, Vladimir Poutine, vendredi 5 juillet, trois jours après s’être rendu en Ukraine et alors que la Présidence du Conseil de l’UE n’a aucun mandat de l’UE pour négocier la paix (voir autre nouvelle).

De son côté, le ministre des Affaires européennes, János Bóka, a plaidé pour une Europe alternative et non une alternative à l’Europe. Une alternative qu’il a décrite comme une « structure institutionnelle où l'initiative politique et la décision politique stratégique sont prises par les représentants des États membres, où la répartition des compétences entre les États membres et les institutions de l'UE est déterminée strictement par traité, où les institutions européennes respectent l'équilibre institutionnel, la Commission européenne n'est pas une commission politique et le Parlement européen accepte ses responsabilités et n'essaie pas de transgresser ses limites ».

La Présidence hongroise intervient dans un moment de transition institutionnelle, après les élections européennes. Le ministre des Affaires européennes a ainsi estimé que la responsabilité politique de la Hongrie était de refléter le résultat des élections européennes, c'est-à-dire changer la manière dont l’UE gère les défis. Le Parlement européen a vu une montée de l'extrême droite et de la droite souverainiste. Il est possible, selon M. Bóka, d’identifier les domaines où un changement est nécessaire, citant la paix et la sécurité du continent, la compétitivité ou la migration. (Camille-Cerise Gessant)

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