Le dirigeant de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a affirmé sur France3, dimanche 17 mars, au lendemain du premier meeting politique de son parti en vue des élections européennes, qu’une union en France avec les autres partis de la gauche serait possible « si les gens de gauche votent pour [LFI] ». « S'ils ne votent pas pour nous, il n'y aura pas d’union », a-t-il complété dans la foulée.
La mariage avec le parti socialiste français, porté par le candidat tête de liste, Raphaël Glucksmann, semble plus que compromis alors que les divergences entre LFI et PS-Place publique s’affichent sur un certain nombre de dossiers, notamment la guerre en Ukraine et la situation à Gaza.
Lors du premier meeting de LFI, la veille, samedi 16 mars, Jean-Luc Mélenchon avait estimé que son parti est le seul à défendre la paix face aux formations politiques « va-t-en-guerre ». Le fondateur de LFI et candidat en 79e position sur les listes électorales pour les élections européennes a aussi insisté sur le fait qu’il n’y a « pas d’issue militaire à la guerre en Ukraine ».
« Contre les tyrans, contre les bellicistes, nous resterons le camp de la paix et du droit international », a abondé la candidate tête de liste de LFI, Manon Aubry.
L’eurodéputée, qui copréside le groupe de La Gauche au Parlement européen depuis 2019, a aussi profité de sa prise de parole devant quelque 3 000 sympathisants réunis à Villepinte pour revenir sur ses thèmes de prédilection.
Outre la situation géopolitique, elle a ainsi rappelé l’importance, selon elle, de revenir sur les accords de libre-échange de l'UE pour préserver une « concurrence loyale » et de s’opposer au parti d’extrême droite (EUROPE 13358/20) Rassemblement national, qui caracole en tête des intentions de vote en France actuellement. (Thomas Mangin)