Les ministres européens du Tourisme ont formulé leurs souhaits en vue du prochain mandat, lors d’un débat public au Conseil ‘Compétitivité’, jeudi 7 mars. Ils espèrent voir le tourisme devenir une priorité de l'agenda européen (EUROPE 13354/5).
Les ministres ont salué les progrès accomplis lors du mandat actuel, notamment les mesures initiées à la suite de la pandémie de Covid-19, qui ont permis une reprise dans le secteur.
Comme objectifs pour le prochain mandat, Valérie De Bue, ministre du gouvernement wallon chargée du Tourisme, a évoqué : - la transition d’une croissance quantitative vers une approche basée sur une offre locale et de qualité ; - la numérisation et l'innovation ; - le développement du tourisme comme un écosystème, notamment au regard des synergies entre tourisme et patrimoine ; - les politiques touristiques contribuant à atteindre les objectifs climatiques ; - le développement de l'éducation et des compétences dans le secteur du tourisme, y compris les compétences numériques, afin de renforcer l'attractivité des métiers du secteur.
Kostas Skrekas, le ministre grec du Développement, a estimé qu’il fallait créer une ligne budgétaire consacrée au tourisme dans le budget à long terme de l'UE, mais aussi une vision commune du tourisme durable. Il a suggéré également de concevoir une plateforme spécifique, intitulée EU Talent pool, qui connecterait les États membres avec les travailleurs du secteur venant de pays tiers. « Cela permettrait de créer une coopération avec les pays tiers, notamment pour la création d'emploi », a-t-il expliqué.
De son côté, Jurģis Miezainis, secrétaire parlementaire au ministère de l'Économie de Lettonie, a appelé à la prudence concernant l’extension du champ d’application de la directive 'Voyages à forfait' (EUROPE 13303/6), présentée par la Commission européenne en novembre dernier. « Toute réglementation, même pour les meilleures raisons de protéger nos consommateurs, peut devenir un fardeau pour l'entrée sur le marché », a-t-il alerté.
Il a également déploré « l'impact négatif » de la proximité de certains pays, comme le sien, avec la Russie ou l'Ukraine. (Anne Damiani)