Le 6 mars, l'UE et le Pakistan ont organisé leur 9e dialogue politique de haut niveau à Islamabad, discutant des questions régionales et mondiales dans un contexte de crises internationales, a indiqué le Service européen pour l’Action extérieure (SEAE).
Le dialogue a notamment permis d’évaluer les relations entre les deux parties dans le contexte des récentes élections générales du 8 février (EUROPE 13347/13), à la suite desquelles le parti Tehreek-e-Insaf (PTI) de l'ancien Premier ministre emprisonné Imran Khan - qui a obtenu le plus de voix - a été la cible de mesures répressives.
Lundi 4 mars, la commission électorale pakistanaise a également refusé aux partisans d'Imran Khan d'obtenir une partie des sièges réservés au parlement aux femmes et aux non-musulmans attribués à la proportionnelle (70 des sièges leur sont réservés sur 336), a rapporté l'AFP.
« L’UE a demandé au Pakistan de tenir compte des recommandations de la mission d'experts électoraux de l'UE qui a été déployée à l'invitation du gouvernement pakistanais », a indiqué le SEAE.
Les deux parties ont également mis l'accent sur les valeurs de la démocratie, des droits de l'homme et de l'État de droit. Ils se sont engagés à mettre rapidement en œuvre le plan d'engagement stratégique UE-Pakistan, en se concentrant sur la lutte contre le terrorisme, la sécurité, le changement climatique et les migrations.
L'UE a indiqué poursuivre son engagement en matière de commerce via le SPG+ et a encouragé le Pakistan à continuer la mise en œuvre des conventions internationales liées au système de préférences commerciales.
Les discussions ont également porté sur l'agression de la Russie en Ukraine, la situation au Moyen-Orient, la réponse internationale aux défis en Afghanistan et l'importance de préserver le multilatéralisme et l'ordre international fondé sur des règles.
Le prochain dialogue politique de haut niveau aura lieu à Bruxelles. (Pauline Denys)