Le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a pris acte, vendredi 9 février, de l'achèvement du scrutin des élections générales, après plusieurs mois de report et dans un contexte de sécurité tendu.
« Nous regrettons l'absence de conditions équitables en raison de l'incapacité de certains acteurs politiques de participer aux élections, les restrictions à la liberté de réunion, à la liberté d'expression en ligne et hors ligne, les restrictions à l'accès à l'Internet ainsi que les allégations d'ingérence grave dans le processus électoral, y compris l'arrestation de militants politiques », a-t-il déclaré, dans un communiqué.
Notant toutefois une participation accrue des femmes au scrutin par rapport aux précédentes élections, l'UE appelle les autorités pakistanaises à enquêter rapidement sur « les irrégularités » signalées et à mettre en œuvre les recommandations du futur rapport de la mission d'experts électoraux de l'UE.
Le parti Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) de l'ex-Premier ministre Imran Khan, actuellement emprisonné, était en tête des élections vendredi soir à l'approche de la fin du décompte, mais avec une avance limitée sur les deux grands partis dominant traditionnellement la scène politique au Pakistan, selon l'AFP. La Ligue musulmane du Pakistan (PML-N) de Nawaz Sharif restait la mieux placée pour y parvenir. (Mathieu Bion)