Les eurodéputés réunis en séance plénière ont débattu, jeudi 8 février, de questions orales portées par Jana Toom (Renew Europe, estonienne) au nom de la commission des pétitions sur les conditions de travail des enseignants dans l’UE. Mme Toom a initié cette discussion en mettant en exergue le vieillissement de la profession, les difficultés de recrutement et les conditions de travail précaires.
Les questions comprenaient l'évaluation des conditions actuelles de travail, l'impact sur la qualité de l'éducation, les stratégies de la Commission européenne pour rehausser le prestige de la profession et les mesures pour assurer la conformité avec les directives sur les conditions de travail transparentes.
La commissaire européenne à l'Éducation, Iliana Ivanova, a reconnu la pénurie d'enseignants et les faibles performances des élèves selon le rapport PISA. Elle s'est engagée à soutenir les États membres en évoquant des initiatives telles des forums de discussion, l'utilisation de fonds européens, le programme Erasmus+, la création de 25 académies pour enseignants et des récompenses pour l'innovation dans l'enseignement.
Au cours du débat, plusieurs eurodéputés, à l’instar de Marisa Matias (La Gauche, portugaise), ont insisté sur les conditions « déplorables » et les faibles rémunérations. De même, Cristina Maestre Martín de Almagro (S&D, espagnole) a évoqué la précarité des contrats et le stress lié aux tâches administratives, notamment pour les jeunes enseignants. Jarosław Duda (PPE, polonais) et François Thiollet (Verts/ALE, français), se prévalant de leur expérience d'enseignant, ont respectivement insisté sur la nécessité de respecter la profession et d'une coopération européenne en matière d'éducation.
Vlad Gheorghe (Renew Europe, roumain) a souligné l’importance du métier dans la lutte contre la désinformation, tandis que Cristian Terheş (CRE, roumain) a appelé à un retour aux valeurs traditionnelles.
En conclusion, Mme Ivanova a réitéré l'engagement de la Commission, rappelant les investissements de 73 milliards d'euros dans l'éducation, dans le cadre de la 'Facilité pour la reprise et la résilience', et de plus de 43 milliards via le Fonds social européen plus.
Les questions orales : https://aeur.eu/f/asi (Nithya Paquiry)