Sur les 385,8 milliards d'euros de prêts disponibles au titre de la Facilité financière du Plan de relance européen Next Generation EU, sept pays de l'Union européenne bénéficiaient déjà d'une aide sous forme de prêts avoisinant les 165,4 milliards d'euros. Après l'adoption de leur plan national de relance, dix États membres ont demandé des prêts supplémentaires, ou pour la première fois, pour un total de 127,2 milliards d'euros.
Au final, 93,2 milliards de prêts - un quart du total disponible - n'ont pas été demandés par les États membres, en conclut la Commission européenne dans une note récapitulative publiée vendredi 1er septembre, au lendemain de la date limite pour faire appel aux prêts de l'UE dans le cadre du plan Next Generation EU.
Les États membres ayant demandé une aide pour la première fois sont les suivants : l'Espagne (84 milliards d'euros - EUROPE 13196/32), la Croatie (4,44 milliards - voir autre nouvelle), la Hongrie (3,9 milliards - voir autre nouvelle), la Lituanie (1,7 milliard - EUROPE 13213/21), la République tchèque (818,1 millions - EUROPE 13213/21) et la Belgique (264,2 millions).
Les États membres ayant demandé une aide supplémentaire sont les suivants : la Pologne (23,03 milliards d'euros supplémentaires - voir autre nouvelle), la Grèce (5 milliards - EUROPE 13240/17), le Portugal (3,19 milliards) et la Slovénie (587 millions - EUROPE 13224/23). L'Italie a indiqué qu'elle n'excluait pas de faire appel à des prêts additionnels en fonction de l'aide européenne disponible (EUROPE 13234/17).
Les demandes globales formulées par la Grèce, la Croatie, l'Italie, la Pologne et la Roumanie dépassent le seuil maximal fixé (6,8% du RNB national). La Commission prendra en compte la justification fournie par l'État membre quant à l'existence de circonstances exceptionnelles.
Voir la note de la Commission : https://aeur.eu/f/8ek (Mathieu Bion)