Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) craint que les eurodéputés ne créent une « faille » dans la révision de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments en approuvant un amendement qui prévoit d’exempter les systèmes de chauffage hybrides de la potentielle interdiction des systèmes à combustibles fossiles, jeudi 9 février, lors du vote de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE).
« L’autorisation des chaudières qui pourraient fonctionner à l’hydrogène ou au biométhane à l’avenir ne fera qu’aggraver la situation des consommateurs. Nos recherches montrent que l’hydrogène sera beaucoup plus cher que le gaz aujourd’hui et qu’il sera l’option la plus coûteuse pour les consommateurs », nous a ainsi confié Jaume Loffredo, responsable de la politique énergétique au BEUC, en faisant référence à une étude réalisée par Global Witness.
Interrogée par EUROPE, une source parlementaire proche du dossier nous a indiqué que cet amendement n’avait pas été ajouté dans le but de privilégier l’hydrogène pour le chauffage des bâtiments, mais plutôt pour offrir des options qui peuvent être « plus appropriées » que les pompes à chaleur et l’électrification « dans certains États membres et régions ».
Voir le compromis qui sera voté en commission ITRE : https://aeur.eu/f/58b
Voir l'étude de Global Witness : https://aeur.eu/f/58c (Damien Genicot)