Les températures en Europe en 2022 ont été les deuxièmes plus chaudes jamais enregistrées après l’année 2020 (0,3°C de différence), indiquent des données publiées par le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne, Copernicus, mardi 10 janvier, dans le cadre de son rapport intitulé '2022 Global Climate Highlights'.
Selon ce document, toute l’Europe, sauf l’Islande, a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne 1991-2020. Plusieurs pays d’Europe occidentale et méridionale (Portugal, Espagne, France, Royaume-Uni, Italie, Luxembourg, Suisse, Slovénie, Croatie et Bosnie-Herzégovine) ont connu la température annuelle la plus élevée depuis au moins 1950.
Avec une température moyenne supérieure de 0,4°C au record établi par l’été 2021 pour les mois de juin, juillet et août, l’été 2022 en Europe a été le plus chaud jamais observé. Cela est particulièrement vrai pour le mois d’août, durant lequel la température moyenne a dépassé de 0,8°C le précédent record enregistré en 2018.
Cette chaleur inhabituelle de la fin du printemps et de l’été 2022 en Europe, associée à un manque de pluie, à un ciel clair et à des sols secs, a entraîné des conditions de sécheresse provoquant des difficultés pour de nombreux pays européens en matière d’agriculture, de transport fluvial et de gestion de l’énergie, souligne le rapport.
La sécheresse a également conduit à davantage d’incendies dans le sud-ouest de l’Europe, notamment en France et en Espagne.
Au niveau mondial, l’année 2022 a été la cinquième année la plus chaude jamais enregistrée (après 2016, 2020, 2019 et 2017). Copernicus a observé une température moyenne annuelle de 0,3°C supérieure à la période de référence 1991-2020, ce qui équivaut à environ 1,2°C de plus que l’ère préindustrielle (la période 1850-1900).
Concernant les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, celles-ci ont augmenté d’approximativement 2,1 parties par million (ppm) – un rythme similaire à celui des dernières années –, tandis que les concentrations de méthane ont connu une hausse de près de 12 parties par milliard (ppb) – une augmentation supérieure à la moyenne, mais inférieure aux records des deux dernières années.
Pour accéder au rapport : https://aeur.eu/f/4u0 (Damien Genicot)