*** modifié mercredi 31 août à 11h30 ***
Les chefs d’État ou de gouvernement de huit États membres de l’Union européenne (le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Suède et l’Allemagne) se sont fixé comme objectif commun de multiplier par sept la capacité éolienne actuelle en mer Baltique d’ici 2030, mardi 30 août à Copenhague, lors du ‘Sommet sur la sécurité énergétique de la mer Baltique’.
Ces pays entendent ainsi porter à 20 GW l’énergie éolienne en mer Baltique, ce qui représente un tiers de l’ambition de l’ensemble de l’UE pour 2030, a souligné la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, également présente à l’événement.
Selon elle, l’éolien en mer Baltique permettrait ainsi de couvrir la consommation d’énergie d’environ 6 millions de ménages d’ici à 2030.
Dans sa stratégie pour l’éolien offshore adoptée en novembre 2020, l’UE s’est fixé pour objectif d’atteindre une capacité installée d’au moins 60 GW d’éoliennes en mer et 1 GW d’énergie océanique d’ici 2030 et de 300 GW et 40 GW, respectivement, d’ici 2050.
Ce rendez-vous à Copenhague a également été l’occasion pour Mme von der Leyen et les différents chefs d’État ou de gouvernement d’insister sur la nécessité de sortir l’UE de sa dépendance énergétique à l’égard de la Russie.
« Nous exploitons la puissance du vent pour nous libérer des combustibles fossiles russes et pour devenir climatiquement neutres », a notamment déclaré la présidente de la Commission.
Afin d’accélérer les investissements dans l’éolien en mer, elle a précisé que la Commission préparera d’ici septembre, avec ENTSO-E (le Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport d’électricité), des orientations techniques relatives à l’élaboration de plans de développement de réseaux basés sur des engagements offshore communs.
La Présidente a en outre souligné l’importance d'ériger en priorité les projets hybrides (permettant de connecter les parcs éoliens à plus d’un État membre) ainsi que de fournir le soutien politique nécessaire pour accélérer l’octroi de permis pour les projets d’énergie éolienne en mer. (Damien Genicot)